Ensuite, il y a ce cas de Jacob Zuma, président en exercice d’Afrique du Sud de son état
Oui, Jacob Zuma a été pris en flagrant délit d’abus de pouvoir, en utilisant délibérément et en toute illégalité, les fonds publics de son pays à des fins personnelles. Et, Comme il se doit, la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud, qui a, dans le cas présent, joué pleinement son rôle, lui a infligé une sévère sanction, en attendant. Cette sanction, lui démontre a suffisance, qu’il n’est nullement au-dessus des lois de la République.
Au passage, il est intéressant de noter que, c’est la preuve formelle, qu’il n’existe pas dans la constitution sud-africaine, ce fameux article 101 de la constitution sénégalaise, qui est inique dans son genre, parce que protégeant le président de la République dans l’exercice de ses fonctions et l’installant dans position confortable d’une impunité totale quelle que soit, du reste, la gravité de ses fautes commises dans l’exercice de ses fonctions. Un article scandaleux et dénué de tout bon sens.
Cet autre exemple relatif à Jacob Zuma doit bien être médité par Macky Sall et doit retenir aussi toute son attention. Car, qu’il n’oublie pas que demain, il fera jour et seule la protection de Dieu est immuable. Il s’agit du scandale commis par Jacob Zuma, le Président d’Afrique du Sud. Scandale qui a consisté à utiliser l’argent public, donc du contribuable, dans la construction de sa résidence privée de Nkandla. Pour cette raison, il a été condamné par la Cour constitutionnelle de son pays et, qui l’a contraint à rembourser, immanquablement, l’intégralité de la somme soustraite, environ 500000 euros. Dans le respect des lois, Zuma s’est exécuté en payant par chèque, en attendant que l’on sache l’origine licite de l’argent du paiement. Voilà qui est bien clair à l’égard d’un Président fraudeur pour qu’il se tienne tranquille.
Combien d’autorités au Sénégal, du sommet à la base, ont utilisé allégrement l’argent et les biens publics à des fins strictement personnelles, sans courir aucun risque de poursuite. ? Cette pratique délibérée de fraudes, au Sénégal, est facilitée et permise par faute d’absence de rigueur dans la gestion des biens publics, comme d’une justice équitable et aussi rigoureuse. Elle est d’ailleurs, un mal pernicieux presque banalisé aujourd’hui dans notre pays, parce que d’un usage permanent et accru depuis la première alternance 2000 jusqu’aujourd’hui. Et curieusement, certains de nos concitoyens, naïvement, trouvent cette pratique, comme normale, bien entendu, par ignorance totale que les élus sont au service des populations qui les ont choisis. Au demeurant, les élus sont obligatoirement soumis à des obligations. Ils sont également tenus à des restrictions et limites précises dans l’exercice du pouvoir qui leur est confié et qu’ils doivent exercer selon une loi fondamentale et dans les règles de l’art. Ensuite, ils n’ont droit, absolument, qu’à ce qui leur revient selon la loi. Naturellement, cette perception, soi-disant que le président de la République peut faire ce que bon lui semble et ce qui lui plait, est totalement fausse. Elle n’est qu’une rumeur, bien évidemment infondée, que véhiculent les laudateurs et autres thuriféraires collés aux basques du chef de l’Etat. Il est constaté aujourd’hui et largement démontré par les nombreux scandales décelés chez nous par nos corps de contrôle que, finalement, entre le trésor public et les poches de nos gouvernants, il n’y a presque pas de frontière ou alors, elle très ténue. Comme lorsque Me Wade ordonnait au premier ministre des finances de l’alternance 2000, de lui remettre de l’argent, sans aucune procédure ou un motif valable.
Je suis vraiment, bien tenté de dire, qu’entre le libéralisme et le libertinage en fin de compte, il n’y a pas grande différence surtout, quand l’informel s’y ajoute au libéralisme.
Je dois dire que tous les prétendants au pouvoir, pour demain, doivent bien observer et tenir compte aussi de ces deux cas, qui sont quasiment un mal généralisé en Afrique, en vue d’une gouvernance vertueuse et d’une justice équitable pour l’avenir.
À bon entendeur Salut !
Mandiaye Gaye
Mandiaye15@gmail.com
Thu, 15 Sep 2016 22:21:00 +0200
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