Au regard du regain de violence constaté ces derniers temps, notamment l’attaque d’un convoi de gendarmes à Dabou, le mitraillage d’un cortège d’officiels dans le nord et surtout les activités du »commando du nord » (un groupe armé composé de peulhs ayant combattu aux côtés des forces pro-Ouattara au plus fort de la crise), Samba Koné dit craindre le pire. Parlant au nom de ses collègues de la Brigade de dignité d’Abobo, il a indiqué que ces attaques sont perpétrées par des jeunes qui avaient été armés « pour apporter la paix » dans le pays. Ils « sont mécontents » du traitement dont ils sont l’objet après la guerre. Ceux-ci auraient décidé, à défaut de recevoir ce qui leur avait été promis par leurs employeurs, de se payer sur les routes et dans les quartiers, en commettant des actes de violence, de vandalisme, en semant la terreur.
Notre interlocuteur qui semblait inquiet et déçu que le climat de paix relative qu’a connu le pays pendant quelques mois se dégrade, a annoncé de grandes mesures pour parer à toute éventualité. A l’entendre, « tous ceux qui ont participé à l’avènement du processus démocratique en cours » dans le pays pourraient occuper à nouveau les rues avec leurs armes, « pour organiser la résistance ». Parce que, selon lui, il y a de réels risques que le pays sombre encore dans une crise meurtrière. Aussi a-t-il lancé un message à tous les ex-combattants démobilisés qui attendent toujours les retombées de leur engagement au combat. « Beaucoup de mécontents se laissent entraîner dans des manifestations ou qui se font enrôler (dans des bandes armées, Ndlr).
Nous devons être patients, solidaires et nous engager dans le processus de consolidation du pouvoir du président Alassane Ouattara. Aucun processus n’est facile, il faut beaucoup de patience », a déclaré Samba Koné, ce combattant de la Brigade de dignité d’Abobo. Il s’est également adressé aux personnes en exil dont « le plan funeste » serait de rentrer au bercail par la force des armes. « Nous vous tendons la main. On veut la paix. Rentrez tranquillement, les autorités vous protégeront. Ceux qui viendront avec les armes contre la République, nous serons obligés de nous engager pour la défense du peuple. Un vaste mouvement de résistance sera mis en place.
Nous savons tous ce qui se passe », a-t-il prévenu, non sans indiquer que des jeunes gens continuent de détenir les armes qui leurs avaient été données pendant la guerre postélectorale. Et d’indiquer que ces jeunes n’hésiteront pas à se servir de leurs armes pour défendre le pays contre toute sorte d’agression. « Laissons le processus suivre son cours. Un mandat présidentiel, c’est cinq ans. La meilleure voie d’accession au pouvoir, ce sont les urnes.
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Wed, 03 Jul 2013 12:03:00 +0200
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