Selon une étude de la Cellule d’analyse des Politiques Economiques du Cires (Capec) qui cite le Programme des Nations unis pour le développement (Pnud), le taux pauvreté en Côte d’Ivoire était estimé à 61, 5% en 2011 contre 48,94% en 2010. Cette information a été rendue publique hier, à l’Hôtel Pullman du Plateau, au cours d’un séminaire de dissémination autour du thème: «Réflexions sur la Relance Economique et Sociale post-crise en Côte d’Ivoire : analyses des Politiques Macroéconomiques et Sectorielles». Les études retenues pour ce séminaire s’articulait autour de deux problématiques. Il s’agit d’une part, de celui portant sur «les Politiques
Macroéconomiques» et «Energie et stabilisation des prix» d’autre part. au cours de la première communication, le dr Kamagaté tidiane, en plus de l’information indiquée plus haut, a ajouté que l’aide Publique au développement (apd) apparait comme un instrument pilier de la stratégie de la relance dans certain cas de figure pendant que d’autres estiment qu’elle est dispensable. «Pour que l’apd aie un effet positif, il faut mettre en place une politique efficace de relance de la croissance en Côte d’Ivoire. Il convient de rappeler également que sans bonne gouvernance, l’impact de l’aide publique au développement peut être atténué», a-t-il dit. Pour sa part, le Pr Keho Yaya, au cours de sa communication portant sur la politique fiscale, a dit qu’elle occupe une place centrale dans l’action d’un Etat. «depuis 1994, avec la mise en place des critères de convergences au niveau de l’espace uemoa, le taux de pression fiscale au sein de l’espace communautaire est de 17%. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire qui tire 50% de ces recettes fiscales du commerce extérieur, malgré les reformes et les mesures sociale depuis une décennie, a un rendement fiscal est encore faible. Celui-ci est encore inférieur à 17% qui est prescrite par les normes communautaires. Pendant que dans certains pays du même espace on est 20%. Les recettes fiscales de l’Etat de Côte d’Ivoire sont essentiellement dépendantes des aléas de l’environnement international alors qu’en interne, nous avons un faible de fiscalité», insiste-il. Comme proposition, notre impétrant préconise un allègement de la charge fiscale qui réduit la croissance. «Il faut aménager les structures fiscales qui influence l’activité économique et améliorer le système de recouvrement de la tva. Sans oublier le renforcement de la coopération entre les douanes qui recouvrent la fiscalité de porte et la dgi qui joue ce rôle au plan interne» a–t-il conclu.
Bamba Mafoumgbé in Le Temps
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