« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Un responsable du parti de Gbagbo sort de prison en Côte d’Ivoire

Laurent Akoun, numéro 2 du parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, est sorti jeudi de prison après avoir purgé une peine de six mois de détention pour trouble à l’ordre public, a-t-on appris auprès de son parti.

"Il a été ramené à son domicile d’Abidjan vers 06H00 (locales et GMT) par un détachement de policiers", a indiqué à l’AFP Franck Mamadou Bamba, secrétaire national à la communication du Front populaire ivoirien (FPI).

Laurent Akoun, secrétaire général du FPI, avait été condamné le 31 août 2012 à six mois de détention. La peine, confirmée mi-février en appel, était assortie d’une privation de ses droits civiques durant un an et d’une "interdiction de paraître" sur le territoire national, à l’exception de sa région natale, dans le sud-est du pays, durant la même période.

Le FPI "espère" que le fait que M. Akoun ait été reconduit chez lui à Abidjan, plutôt que dans sa ville natale, "de la manière la plus républicaine possible", est "un geste d’apaisement de la part des autorités" et qu’elles lui permettront de "reprendre ses activités politiques", a indiqué M. Bamba.

M. Akoun avait été condamné pour des propos tenus lors d’une réunion avec des militants et repris dans la presse. Ces déclarations, dans lesquelles il avait accusé le président Alassane Ouattara de "mentir" et d’avoir voulu "tuer Gbagbo", avaient été considérées par le parquet comme "un appel à l’insurrection".

Le FPI s’est engagé mi-janvier dans un "dialogue politique" avec le gouvernement, destiné à permettre sa participation aux élections locales du 21 avril. Il avait boycotté les législatives fin 2011.

Mais le parti ne devrait pas finalement, sauf surprise, prendre part à ces scrutins: il réclame une amnistie générale pour les crimes commis durant la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011 ayant fait environ 3.000 morts, une mesure que refuse dans l’immédiat le pouvoir.

AFP

Fri, 01 Mar 2013 04:09:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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