« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Williamsville, Des hommes armés surgissent dans un domicile et abattent un des habitants

L’insécurité n’arrête pas de semer l’effroi au sein des populations. Depuis que les armes circulent à tous les coins de rue, à la suite de la récente crise post-électorale, de sinistres individus se croient libres d’en faire ce qu’ils veulent. Libres de faire mal. Libres de tuer. C’est bien à une telle scène que l’on a assisté, dans la nuit du dimanche 16 octobre 2011, à Williamsville, dans la commune d’Adjamé. Cette nuit-là, nous indiquent nos sources, bien enfermés dans leur logis, Koné Karim et son frère Koné Kossi, qui lui est peintre, dorment peinards. Comme des loirs. Mais peu après 23h, ils sont brutalement tirés de sommeil. C’est que la porte de leur maison vient de sauter sous la poussée d’une puissante cognée. Et devant les deux frères, se dressent trois hommes, armés de kalachnikov. Karim est étonné par la présence de ces individus et l’armada de feu en leur possession. S’ils sont à la recherche de biens à voler, à son sens, ils se sont lourdement trompés de porte. Parce que lui et son cadet sont aussi « moisis » que des rats d’égout. Mais la suite va faire comprendre à Karim que ces quidams ne sont pas là pour du fric. Leur descente a son explication. Ainsi, sans autre forme de procès, ces inconnus pointent leurs armes à feu sur Koné Kossi et le canardent. Le tuant, sur le coup. Le crime commis, les tueurs se retirent tranquillement. Sans voler quoi que ce soit. Et sans toucher à un seul cheveu de l’aîné. Leur mission était tout simplement de tuer Koné Kossi et c’est tout. La police informée s’est déportée sur les lieux, pour le constat d’usage. Une enquête est aussitôt ouverte pour comprendre le mobile de l’assassinat. Un mobile que le frère éploré n’arrive jusque-là pas à cerner. Quels liens son cadet avait-il avec ces gens-là? Que leur a-t-il fait pour qu’ils lui règlent son compte de la sorte? Des questions pour l’heure sans réponses. Et c’est pourquoi, les résultats de l’enquête de la police sont attendus.

Madeleine TANOU in Soir Info

Fri, 21 Oct 2011 07:54:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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