Son engagement pour la paix lui vaut d’être traité de « Juda » de la part de certains pro-Gbagbo. Mais Zadi Djéjdé l’assume. Il l’a dit haut et fort, le samedi 3 novembre 2012, à la place CP1 de Yopougon où il animait un meeting organisé par la structure qu’il préside, la Coalition de la jeunesse patriotique pour la paix. « Nous ne sommes pas aveugles. Aujourd’hui, Ouattara est au pouvoir, Gbagbo est à La Haye, ses collaborateurs en prison, en exil ou vivent dans la clandestinité. Au nom de tous ceux-là, si on nous taxe de traîtres, de vendus ou d’achetés, de pro-Ouattara, je dis oui : je suis un vendu », a-t-il dit.
Pour celui-ci qui se réclame « gbagboïste » pur et dur, si manger et boire à la même table que le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko ou le Président Ouattara peut favoriser la paix, il n’a que faire du reste. Car « eux et nous, on a quelque chose en commun, la Côte d’Ivoire », a-t-il souligné. Pour démontrer que son rapprochement avec le pouvoir Ouattara n’a rien de ce que pensent les autres, Zadi Djédjé a demandé au ministre de l’Intérieur de libérer leurs camarades emprisonnés, le siège du Cojep et de créer les conditions à même d’aider les exilés et ceux qui sont dans la clandestinité de sortir de leur cachette.
Car dira-t-il, « en politique, on est libre de choisir qui on veut et notre choix, c’est Laurent Gbagbo ». En vertu de l’éducation pacifique qu’il dit avoir reçu de ce dernier, Zadi Djédjé a déclaré que « la jeunesse patriotique a décidé de dire non à la violence, à la guerre, à la division. On a besoin d’un avenir meilleur. Les jeunes patriotes sont sans emploi, ils n’ont pas de papa, leur père Gbagbo est en prison ». Son message a été perçu par le maire de Yopougon, Dr. Yao Yao Bertin et le député Oulaï Privat qui représentait Hamed Bakayoko.
Si l’autorité communale a promis qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour insérer les jeunes patriotes dans le tissu socio-professionnel, le député a promis que dès la semaine prochaine quinze de ces jeunes seront embauchés. Pour ce qui est des autres doléances, Oulaï Privat a affirmé que « dès la semaine prochaine, le siège du Cojep sera libéré ». Quant aux militants clandestins, après avoir demandé la liste de ces derniers, il a rassuré qu’une réponse sera donnée dans les jours qui suivent. Il est bien de souligner que pour ce meeting, les policiers et les forces onusiennes ont été fortement mobilisés.
César DJEDJE MEL in linfodrome.com
Tue, 06 Nov 2012 21:56:00 +0100
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