« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Arts et Culture

« L’épopée de Gilgamesh » à la source de la Bible

La récente parution d’une très ancienne et exceptionnelle épopée, L’Épopée de Gilgamesh aux éditions Diane de Selliers, éclaire de manière éblouissante les liens rapprochant les premiers mythes fondateurs de l’humanité du récit biblique. Écoutons ce récit extraordinaire…

Il était une fois… en Mésopotamie, un roi  singulier, dieu au deux tiers et pour un tiers homme, nommé Gilgamesh. Régnant sur la puissante ville d’Uruk, ce monarque ne connaissait que la démesure. Fort comme un taureau, il ne cessait de mettre tout le monde au défi et de brandir ses armes. Véritable tyran et despote, aucun argument ne venait à bout des excès de Gilgamesh. Mais, un jour, les habitants de sa puissante ville décidèrent de se tourner vers les dieux pour leur demander de l’aide. Ces derniers, entendant leurs plaintes,  leur envoyèrent alors un autre fabuleux personnage du nom d’Enkidu. Il était aussi fort et vaillant que le roi, un homme de la nature vivant parmi les bêtes alors que Gilgamesh résidait au cœur de la cité. Le combat entre eux deux était, on s’en doute, inévitable ; allait ainsi commencer une captivante et longue épopée passée à la postérité comme l’une des premières léguée par l’écrit sur des tablettes d’argile…

Un parcours initiatique

C’est cet incroyable mythe fondateur mésopotamien que les éditions Diane de Selliers viennent de publier dans une édition tenant à la fois du livre d’art et d’histoire, entre culture et philosophie, et dont maints passages ont été à l’origine d’importants récits bibliques. La sagesse du héros survenant après une longue errance constitue en quelque sorte l’allégorie de la vie des mortels, passant des passions de la jeunesse à la raison ou sagesse venant avec l’âge. Suivant un véritable parcours initiatique, Gilgamesh aveuglé initialement par sa force ne discerne pas le bien du mal et vit en totale démesure. Les épreuves qu’il aura à affronter le conduiront cependant progressivement à la quête de l’immortalité, pour enfin réaliser le caractère vain de sa recherche…

Lire la suite sur aleteia.org

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

1 jour ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

2 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.