
Malade depuis plusieurs semaines, Martin Kouakou Fofié, s’était attiré le vif intérêt des médias en s’absentant, début juillet, à la visite d’Etat du président Alassane Ouattara, dans le Septentrion ivoirien. On le disait, alors, hospitalisé dans une clinique de renom, après qu’il eut fait un Avc (Accident vasculaire cérébral). Les bruits annonçant Martin Fofié mort se sont, depuis, multipliés.
Cela n’a rien d’un hasard si le chef de la Compagnie territoriale de Korhogo intéresse à ce point l’opinion : avec d’autres comme Issiaka Ouattara dit Wattao, Ousmane Chérif, Zackaria Koné, Morou Ouattara, Martin Kouakou Fofié fait partie des figures les plus connues de l’ex-rébellion. Originaire de Bondoukou, le chef militaire était un grand casanier ne sortant de sa base de Korhogo, que pour des cérémonies officielles dans la capitale. Il doit probablement ce style de pantouflard à des sanctions onusiennes qui le visent depuis février 2006.
Le Comité des sanctions sur la Côte d’Ivoire, à l’époque, l’avait inscrit au nombre des acteurs de la crise, interdits de voyager et aux avoirs gelés. Sur la même liste, figuraient deux pro-Gbagbo, Charles Blé Goudé et Eugène Djué. Martin Fofié était sanctionné pour violation des droits de l’homme et recrutement d’enfants soldats. Selon le texte onusien, « les forces sous son commandement se sont livrées au recrutement d’enfants soldats, à des enlèvements, à l’imposition du travail forcé, à des sévices sexuels sur les femmes, à des arrestations arbitraires et à des exécutions extrajudiciaires ».
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Fri, 26 Jul 2013 09:26:00 +0200
