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    La Liberté d'Informer

    Pouvoir-Opposition Demande de libération de Koua Justin : que peut faire le FPI ?

    ByLa Dépêche d'Abidjan

    Nov 20, 2021

    Miaka Ouretto (micro), président par intérim du FPI et son secrétaire général, Richard Kodjo, ont-ils les moyens de faire libérer Koua Justin? Ph d'archives
    Le Front Populaire Ivoirien (FPI) a demandé au gouvernement Ouattara de libérer immédiatement le secrétaire national de la Jeunesse, Koua Justin, inculpé pour « atteinte à la défense nationale et offense au chef de l’État », avant toute discussion avec lui. Mais que faire le FPI si le pouvoir n’accède pas à sa demande?
    « Le Secrétariat Général du FPI reste convaincu que la libération immédiate et sans condition de Koua Justin et la mise en œuvre effective des points de convergence obtenus lors de la première partie du dialogue politique créeront sans nul doute un environnement propice à la reprise des négociations en ce qu’ils constituent un gage de bonne foi du pouvoir. Il y va de la reconstitution du tissu social ivoirien en vue d’une réconciliation nationale réelle en Côte d’Ivoire », telle est la conclusion de la réunion en session ordinaire du secrétariat général du Front Populaire ivoirien (FPI), le jeudi 20 juin 2013, à son siège provisoire, sis à Cocody les II Plateaux, 7ème Tranche.

    Il apparaît clairement que pour l’ex-parti au pouvoir, la condition aujourd’hui pour reprendre le dialogue républicain avec le gouvernement, c’est surtout la libération du leader de la Jeunesse du parti Koua Justin, arrêté le vendredi 07 Juin 2013, au sein dudit Quartier Général par des éléments du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO), et inculpé le lundi 10 Juin 2013, pour "atteinte à la défense nationale et offense au Chef de l’Etat". Lors de sa réunion, le secrétariat s’est insurgé contre ce qu’il a appelé « cet enlèvement » de Koua Justin, « en dehors de toutes réglementations républicaines pertinentes ». En outre, il a condamné avec « la plus grande énergie cette propension du pouvoir actuel à mener les Ivoiriens dans une impasse dictatoriale où la mauvaise gouvernance sécuritaire le dispute à l’état calamiteux des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire ».

    Les responsables frontistes ont indiqué au gouvernement qu’ils ne pourraient « tolérer que ce dernier prenne prétexte de l’infraction d’atteinte à la défense nationale et comble de ridicule, à l’offense au Chef de l’Etat pour faire le lit à des arrestations tous azimuts, à des atteintes à la présomption d’innocence et à la liberté constitutionnelle d’opinion et de manifestation pacifique ». Mais que pourra bien faire le FPI contre au gouvernement, car ce n’est pas la première fois qu’il s’insurge et condamne avec la dernière énergie les arrestations de ses militants comme le secrétariat général a lui même signifié.

    De Alphonse Douati, en passant par Akoun Laurent, Lida Kouassi, Blé Goudé, à Koua Justin, les dirigeants FPI ont servi la même la chanson, toujours la même rengaine et après, plus rien. On pourra dire qu’on est habitué à cela. Ce n’est donc pas ce renfrognement de visage du parti de Laurent Gbagbo qui fera fléchir le pouvoir. Car malgré tous ses cris, Akoun a purgé sa peine carcérale et purge en ce moment même une peine privative de ses droits, reclus dans son village natal, quand les autres cités plus haut, croupissent en prison. On peut donc dire que le FPI ne fait que bluffer et que le gouvernement le sachant ne fera rien, sinon qu’à attendre qu’il revienne de sa colère, pour continuer la discussion là où les deux parties l’ont laissée.
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    Thu, 27 Jun 2013 23:54:00 +0200

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