L’homme, qui réside à N’Zérékoré, l’un des principaux foyers de l’épidémie en Guinée, a "pris peur" après avoir appris qu’"une personne venue le voir dans son cabinet pour des soins était décédée", vraisemblablement d’Ebola, a déclaré Daouda Coulibaly, le chef du service de surveillance épidémiologique de l’Institut national d’hygiène publique de Côte d’Ivoire (INHP).
L’aide-soignant a pris la direction de Man, la principale ville de l’Ouest ivoirien, où les autorités ont mis en place "un dispositif" "pour qu’il puisse être retrouvé", a-t-il observé.
Cette personne, "pour l’instant, (…) n’est pas contagieuse. Mais il serait bon pour elle qu’elle soit mise en contact avec les services de santé", a remarqué le Dr Coulibaly, ajoutant que les autorités sanitaires ne sont "pas alarmées" et qu’"il n’y a pas de panique".
L’information est venue du ministre de la Santé guinéen, qui a lui-même appelé son homologue ivoirienne mercredi soir, a-t-il précisé.
"Ce qui est intéressant, c’est que la collaboration entre pays a très bien fonctionné", a commenté une source humanitaire, qui s’interroge : l’aide-soignant "connaissait les consignes pour ne pas contaminer d’autres gens. Qu’est-il venu chercher en Côte d’Ivoire ?"
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Sun, 26 Oct 2014 00:45:00 +0200
