Deux jours après la confirmation par la Cour constitutionnelle de la réélection d’Ali Bongo à la présidence de la République, le Gabon vit sous la surveillance étroite de son armée, de sa police et de sa redoutable Garde républicaine.
Peur des représailles
Devant la maison de l’opposant Jean Ping, deux camions de la gendarmerie étaient encore stationnés, le 25 septembre. Sur les grands axes de la capitale gabonaise, des check-points étaient dressés pour contrôler les véhicules : « Les forces de l’ordre sont courtoises, comme pour se faire pardonner auprès de la population d’être ainsi utilisées », note Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, responsable de la communication de Jean Ping. Pour autant, la peur des représailles est sensible dans les rangs de l’opposition.
« Il y a beaucoup de rumeurs inquiétantes qui circulent sur notre sort : la future arrestation de Jean Ping, le prochain assassinat d’untel. Et avec tous ces policiers et ces militaires dans la rue, nous ne nous sentons pas à l’abri d’un dérapage », confie John Nambo, un proche de Jean Ping. « Dans ces conditions, j’évite de sortir de chez moi, je prends des précautions au cas où… ».
Depuis le 23 septembre, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi n’habite plus à son domicile : « Avec ma famille, nous nous sommes réfugiés dans une autre maison. Je ne suis pas serein, le climat est bien plus hostile et malsain que lors de l’élection présidentielle de 2009 », dit-il.
Des personnalités arrêtées
Selon des proches d’Ali Bongo, trois personnalités de l’opposition ont été arrêtées par les forces de l’ordre.
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Mon, 26 Sep 2016 20:40:00 +0200
