45 minutes. C’est le temps qu’aura duré l’audience solennelle qui a eu cours, hier, à Ossou Court, Tribunal d’instance du district du même nom à Accra (Ghana), qui a statué sur ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler l’affaire Justin Koné Katinan. Le procès a démarré à 9 h et demie. Dès l’entame, l’avocat du porte-parole du président Gbagbo a plaidé pour obtenir la liberté sous caution de son client. Le juge refuse. Il estime que le temps de détention de Justin Koné Katinan, qui est de 14 jours, n’était pas irraisonnable par rapport à la gravité des faits qui lui sont reprochés. Le réfugié politique Koné Katinan fait l’objet de mandat d’arrêt international et d’extradition lancé par le gouvernement Ouattara. La partie plaignante, l’Etat du Ghana, demande aussitôt un report de l’audience. Elle n’est pas prête pour débattre de la procédure d’extradition. Le juge accède à sa demande. Mais il signifie expressément au représentant du gouvernement ghanéen qu’il a une semaine pour formuler et motiver la demande d’extradition de Justin Koné Katinan pour permettre à la justice de se prononcer librement conformément aux dispositions légales en vigueur. Toutefois, il met en garde l’accusation. Si à la date de l’audience, elle n’était toujours pas prête, il va purement et simplement libérer Justin Koné Katinan. Parce qu’il n’entend pas le détenir encore plus longtemps. Les débats sur le fond n’ont donc pas eu lieu et l’audience a été reportée au jeudi 13 septembre prochain. Justin Koné Katinan et ses avocats ont quitté très sereins Ossou Court pour attendre que toutes les procédures judiciaires requises soient exécutées dans ce dossier très attendu. Toutefois, ils gardent confiance en la justice ghanéenne. L’ancien ministre du Budget du président Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan est toujours retenu au Bni, la Direction de surveillance du territoire (Dst) ghanéen.
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(Infos : A. Kwassi à Accra, Ghana)
Robert Krassault in NOTRE VOIE
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