
Ecrire que le Fpi veut chasser Affi N’Guessan, suite aux débats contradictoires de samedi dernier, c’est étaler sa méconnaissance de ce parti et de son fonctionnement.
Le quotidien Le Patriote, journal très proche d’Alassane Ouattara, a plaqué, hier, à sa première page : «Le Fpi veut chasser Affi N’Guessan : deux heures de débats houleux entre deux clans». Quand on parcourt l’article auquel se réfère ce titre, nulle part, il n’est fait mention de la volonté du Fpi de chasser son président Pascal Affi N’Guessan. Il s’agit d’une action d’intoxication dont l’objectif est de semer le trouble dans l’esprit des militants du Fpi.
En tout état de cause, écrire que le Fpi veut chasser son président par rapport au simple fait que nombre de militants n’étaient pas sur la même longueur d’onde avec le président Affi vu l’attitude à tenir sur le mot d’ordre de boycott du Rgph, c’est méconnaître les règles démocratiques qui régissent le fonctionnement du Fpi.
Au Fpi, les débats sont ouverts, libres et démocratiques au sein des instances. Il y en a quatre : le Congrès, la Convention, le Comité central et le Secrétariat général.
A ces niveaux, aucun militant n’est au-dessus des autres. Ce qui compte, c’est la force des arguments. Et les débats peuvent durer aussi longtemps que possible. Et si, à la fin des débats, on ne trouve pas de consensus, on passe au vote. Et, une fois le vote terminé, tout le monde s’aligne sur la position de la majorité conformément aux règles de la démocratie et à la discipline du parti. C’est ce qui s’est passé au cours du Comité central du samedi 31 mai. Ce comité central devrait débattre de la levée ou non du mot d’ordre de boycott du Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph). Les débats ont été houleux comme il fallait s’y attendre parce que la question est d’importance. Evidemment, deux positions se sont affrontées. Celle de ceux qui voulaient que le mot d’ordre soit immédiatement levé, et celle de ceux qui voulaient qu’on attende que le gouvernement exécute d’abord la totalité des promesses faites.
En effet, au moment où se tenait le Comité central du samedi 31 mai, seulement 50 pro-Gbagbo ont été libérés sur les 150 libérations promises.
A la fin des débats, aucune position ne s’est dégagée. Il a donc été décidé de remettre la question sur la table au cours d’un Comité central extraordinaire.
Ce n’est pas parce que la position de ceux qui voulaient la levée, dont le président Affi, ne l’a pas emporté sur l’autre position qu’il faut conclure de façon péremptoire que le Fpi veut le chasser. Cela n’a pas de sens. Et le fait qu’il n’ait pas pu imposer son point de vue n’entache en rien sa légitimité et son autorité à la tête de son parti.
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Mais faut-il en vouloir à nos frères du Patriote ? La réponse est non ! Car ils soutiennent un parti au sein duquel il n’y a pas de démocratie. Au Rdr, car c’est bien de ce parti qu’il s’agit, il n’y a pas de débat contradictoire. Là-bas, on subit la dictature d’un homme qu’on déifie presque. Cet homme, c’est bien Alassane Dramane Ouattara. Quand il a fini de parler, on applaudit et on se lève. Aucun avis contraire au sien n’est autorisé. De sorte que les instances du Rdr ressemblent à des rassemblements religieux où on vient écouter soit le prêtre, soit le pasteur, soit l’imam, et, après le prêche, on se lève parce que c’est comme si Dieu avait parlé.
N’étant donc pas habitués aux avis contraires à ceux de leur mentor, il est normal qu’ils ne comprennent pas qu’il en soit pas ainsi au Fpi. Et pourtant c’est toute la différence entre le Fpi et le Rdr.
Le Fpi est un parti politique qui fonctionne selon les règles de la démocratie. Sa doctrine, c’est la transition pacifique à la démocratie. Dès lors, ce parti met l’accent sur l’alternance démocratique au pouvoir d’Etat par l’unique voie des urnes. A la différence du Rdr qui est en réalité un club de soutien à un homme pour qui ses affidés ont fait la guerre pour l’installer au pouvoir. Et ils sont déterminés à recommencer pour l’y maintenir.
Le quotidien Le Patriote, journal très proche d’Alassane Ouattara, a plaqué, hier, à sa première page : «Le Fpi veut chasser Affi N’Guessan : deux heures de débats houleux entre deux clans». Quand on parcourt l’article auquel se réfère ce titre, nulle part, il n’est fait mention de la volonté du Fpi de chasser son président Pascal Affi N’Guessan. Il s’agit d’une action d’intoxication dont l’objectif est de semer le trouble dans l’esprit des militants du Fpi.
En tout état de cause, écrire que le Fpi veut chasser son président par rapport au simple fait que nombre de militants n’étaient pas sur la même longueur d’onde avec le président Affi vu l’attitude à tenir sur le mot d’ordre de boycott du Rgph, c’est méconnaître les règles démocratiques qui régissent le fonctionnement du Fpi.
Au Fpi, les débats sont ouverts, libres et démocratiques au sein des instances. Il y en a quatre : le Congrès, la Convention, le Comité central et le Secrétariat général.
A ces niveaux, aucun militant n’est au-dessus des autres. Ce qui compte, c’est la force des arguments. Et les débats peuvent durer aussi longtemps que possible. Et si, à la fin des débats, on ne trouve pas de consensus, on passe au vote. Et, une fois le vote terminé, tout le monde s’aligne sur la position de la majorité conformément aux règles de la démocratie et à la discipline du parti. C’est ce qui s’est passé au cours du Comité central du samedi 31 mai. Ce comité central devrait débattre de la levée ou non du mot d’ordre de boycott du Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph). Les débats ont été houleux comme il fallait s’y attendre parce que la question est d’importance. Evidemment, deux positions se sont affrontées. Celle de ceux qui voulaient que le mot d’ordre soit immédiatement levé, et celle de ceux qui voulaient qu’on attende que le gouvernement exécute d’abord la totalité des promesses faites.
En effet, au moment où se tenait le Comité central du samedi 31 mai, seulement 50 pro-Gbagbo ont été libérés sur les 150 libérations promises.
A la fin des débats, aucune position ne s’est dégagée. Il a donc été décidé de remettre la question sur la table au cours d’un Comité central extraordinaire.
Ce n’est pas parce que la position de ceux qui voulaient la levée, dont le président Affi, ne l’a pas emporté sur l’autre position qu’il faut conclure de façon péremptoire que le Fpi veut le chasser. Cela n’a pas de sens. Et le fait qu’il n’ait pas pu imposer son point de vue n’entache en rien sa légitimité et son autorité à la tête de son parti.
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Mais faut-il en vouloir à nos frères du Patriote ? La réponse est non ! Car ils soutiennent un parti au sein duquel il n’y a pas de démocratie. Au Rdr, car c’est bien de ce parti qu’il s’agit, il n’y a pas de débat contradictoire. Là-bas, on subit la dictature d’un homme qu’on déifie presque. Cet homme, c’est bien Alassane Dramane Ouattara. Quand il a fini de parler, on applaudit et on se lève. Aucun avis contraire au sien n’est autorisé. De sorte que les instances du Rdr ressemblent à des rassemblements religieux où on vient écouter soit le prêtre, soit le pasteur, soit l’imam, et, après le prêche, on se lève parce que c’est comme si Dieu avait parlé.
N’étant donc pas habitués aux avis contraires à ceux de leur mentor, il est normal qu’ils ne comprennent pas qu’il en soit pas ainsi au Fpi. Et pourtant c’est toute la différence entre le Fpi et le Rdr.
Le Fpi est un parti politique qui fonctionne selon les règles de la démocratie. Sa doctrine, c’est la transition pacifique à la démocratie. Dès lors, ce parti met l’accent sur l’alternance démocratique au pouvoir d’Etat par l’unique voie des urnes. A la différence du Rdr qui est en réalité un club de soutien à un homme pour qui ses affidés ont fait la guerre pour l’installer au pouvoir. Et ils sont déterminés à recommencer pour l’y maintenir.
BOGA Sivori
In Notre Voie
bogasivo@yahoo.fr
Fri, 06 Jun 2014 07:09:00 +0200
