Face à des Lions Indomptables du Cameroun qui en voulaient terriblement, les Eléphants de Côte d’Ivoire sont allés puiser dans leurs ressources pour s’offrir le dernier carré (71-56 ), soit 15 points de différence. Une victoire largement méritée qui ne doit rien à personne sinon à la rage des poulains de Moya Lezcano qui ont mené les débats de bout en bout dans un Palais des Sports plein à craquer avec une invitée de prestige, Madame Chantal Compaoré, la première Dame du Burkina Faso. En effet, les Eléphants ont, dès l’entame de la partie, pris les choses en main.
Avec à la barquette, Diabaté Mouloukou Souleymane, ils mènent rapidement (7-0) puis (10-7) après cinq minutes de jeu. Mais les cinq dernières minutes du premier quart temps, seront plus prolifiques pour les Eléphants qui inscrivent 14 points contre 7 pour les Lions Indomptables. Le premier quart temps sera donc à l’avantage d’Ismaël N’diaye et ses coéquipiers (24-14). Toutefois, le Cameroun n’abdique pas et devient plus rageant dans le second quart temps qu’il enlève (18-16). La pause intervient sur le score de (40-32) pour la Côte d’Ivoire. Alors qu’on croyait les Eléphants totalement lancés, ils vont fléchir dans le 3e quart temps et lâcher du lest.
Le Cameroun enlève ce quart temps (15-10) et réduit la marge à trois points (47-50). Le Palais des Sports retient son souffle. Le Comité national de soutien aux Eléphants qui sent le danger planer donne davantage de voix. Le match devient fou, le rythme insoutenable. Cette ambiance digne des grandes soirées, booste les Eléphants qui reprennent du poil de la bête. Alors que Konaté Stéphane, Abouo Charles, Zerbo Fréjus et Koné Mohamed sont à quatre fautes chacun et auraient pu voir rouge sur la prochaine faute, ils deviennent plus tranchants.
En fait, Moya Lezcano a fait montre de sa science tactique. Puisqu’il repositionne son équipe avec deux meneurs, Diabaté Solo et Pape Amagou pour remonter le ballon et obliger le Cameroun à multiplier les fautes. Pitard Giles, Curti Aldo, Essengue Gaston sont poussés commettent 4 fautes chacun. Les Lions Indomptables deviennent approximatifs dans leurs choix. C’est alors que Diabaté Solo va sortir à nouveau de sa boîte pour porter les Eléphants à la victoire. Car le quatrième et dernier quart est presque à sans unique. Les locaux prennent le large après 35 mn (61-52).
Mais c’est dans les cinq dernières minutes qu’ils vont dompter définitivement les Lions Indomptables puisqu’ils inscrivent 10 points contre 4. La messe est dite, le public peut exulter et saluer cette belle victoire des Eléphants qui se qualifient ainsi pour les demi-finales où ils rencontreront encore un autre gros morceau, l’Angola, le vendredi 30 août 2013. Une autre paire de manche.
Guillaume AHOUTOU
Eléphants, merci!
Hier, il était difficile de sortir du lot un joueur, tellement les poulains de Lezcano Moya ont été exemplaires de courage et de détermination. Même les remplaçants ont eu leur part dans ce succès. Parce qu’à aucun moment, les joueurs n’ont semblé submergés par l’enjeu. Que ce soit dans l’impact physique ou dans l’état d’esprit, la détermination, tous se sont montrés à la hauteur de l’évènement. Et chacun a pu apprécier. "
Nous savions que c’est une équipe physique, mais je pense que c’est dans ce domaine que nous avons fait la différence. ", affirmait N’diaye Ismaël en conférence de presse. Cependant, on pourrait mettre un point d’honneur à Diabaté Mouloukou Souleymane qui a montré que face à l’enjeu il pouvait élever son niveau de jeu. Sur la lancée de son gros match contre le Burkina Faso sanctionné par 20 points, il a été une nouvelle fois encore à la hauteur, en se fendant de 19 points. Longtemps abonné au banc, Zerbo Fréjus a été très précieux sur le plan défensif. Il a tenu la dragée haute aux véloces Camerounais dans la peinture.
Mais, il faut saluer le travail collectif des Pape Amagou, Issifé Soumahoro, Konaté Stéphane, Abouo Charles, Edy Guy, Ismaël N’diaye, …
G.A. in Soir info
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