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    La Liberté d'Informer

    Akouedo Palmeraie Ephrata: Il casse des maisons et exige 5 millions de Fcfa par victime

    ByLa Dépêche d'Abidjan

    Nov 20, 2021

    Le 17 juin 2013, les victimes reçoivent, d’un huissier requis par ladite société, un courrier les invitant à verser un acompte de 5 millions de francs Cfa avant toute négociation, à la signature d’un protocole d’accord indiquant les modalités de paiement du solde du prix du terrain, lequel prix sera déterminé en fonction de la superficie du lot et du prix au mètre carré…

    Tombées des nues, pour avoir régulièrement acquis les lots, auprès de la communauté villageoise, les victimes forment un collectif coiffé par Rév Ndah Assémian. Des réunions se tiennent pour faire front à l’adversaire.

    Le mercredi 26 juin 2013, le doyen du village d’Akouédo et le président de la commission foncière mandatent Evariste Niango pour apporter leur soutien aux victimes. Lors d’une rencontre tenue, dans une église, ce jour, sur les lieux de la démolition, celui-ci déclare : « Le village prend en main le dossier. Il n’est pas question de payer 5 millions de francs Cfa à qui que ce soit. D’ailleurs, nous avons saisi la chambre administrative de la Cour suprême. Nous voulons attaquer le Certificat de propriété dont se prévaut Débrimou pour détruire vos biens. Pour avoir ce papier, il faut commencer par avoir une attestation villageoise. Ce que le village ne pense pas avoir délivré. Et puis même s’il a un certificat de propriété, les droits coutumiers ne sont pas purgés. Il ne peut donc pas déguerpir des personnes que le village a installées. Et puis il y a un volet social».

    Selon lui, seul le village d’Akouai Santai avait fait opposition, au moment de l’opération de lotissement accordée à l’entrepreneur Mobio Louis, en 2002 par Akouédo.. Sur proposition de l’ex-Président Laurent Gbagbo, le terrain a été divisé en deux. Le lotissement d’Akouai Santai est approuvé par le ministère de la Construction. Mais celui d’Akouedo ne l’est pas encore. « Comment Débrimou peut vendre des lots qu’il ne reconnaît pas à des gens ? », se demande le porte-parole du village.

    Akouédo veut d’ailleurs poursuivre Débrimou en justice pour appropriation de biens d’autrui. Pour terminer, Evariste Niango demande aux uns et aux autres de rassembler tous les papiers qui leur ont permis de s’installer. Pour le porte-parole des acquéreurs, Coulibaly Chifolo Dieudonné, c’est désormais avec le village d’Akouedo, un mariage d’amour et de raison. « Nous avons régulièrement obtenu nos papiers. Il n’est pas question de nous déguerpir », laisse-t-il entendre. Et Rév.Ndah Assémian de renchérir : « Nous avons investi ici. Nous sommes pour la plupart à la retraite. La violence est en chacun de nous. Nous ne voulons pas y avoir recours. Sinon comment peut-on venir nous surprendre avec des bulldozers, un matin ? Et puis des forces de l’ordre nous empêchent de travailler. C’est du jamais vu ».
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    Thu, 27 Jun 2013 12:45:00 +0200

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