« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Amadé Ouérémi sème la terreur dans le Mont Péko: Le régime Ouattara veut négocier avec son mercenaire

Le chef d’état-major des Frci, le général Soumaïla Bakayoko, a récemment pris l’engagement public, au nom du pouvoir Ouattara, de déloger par la force tous ceux qui occupent illégalement et qui pillent la forêt classée du Mont Péko, dans le département de Bangolo, à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Les bandes armées visées sont notamment celles dirigées par l’ex-chef de guerre devenu Frci, Amadé Ouérémi qui règne en maître sur ce patrimoine forestier naturel. Il a également fait main basse sur toutes les richesses économiques de cette région. Au détriment des autochtones qui sont expropriés de leurs terres et de leurs plantations. Mais depuis cette déclaration du général des Frci, rien n’a bougé. Sur le terrain, l’opération dite de ratissage annoncée par le général Bakayoko n’a jamais démarré. Pire, le gouvernement veut maintenant négocier avec le chef milicien pro-Ouattara du Mont Péko, Amadé Ouérémi, et ses mercenaires burkinabé. C’est le commandant Frci, Dramane Traoré, chef du bataillon de sécurisation de cette zone, qui a fait cette révélation. Dans une interview accordée au quotidien Nord-Sud, du mardi 28 août dernier, il déclarait notamment : «Ouérémi existe bel et bien dans la forêt du Mont Péko. Tout le monde est plus ou moins au courant de son existence, mais au moment opportun, quand les ordres seront donnés, je pense qu’il ne peut pas se mettre contre un Etat. Nous allons d’abord procéder par le dialogue. Maintenant, si le dialogue n’aboutit pas, que les chefs nous donnent l’autorisation, nous allons passer à l’offensive». Dramane Traoré a également soutenu avoir engagé des discussions avec le chef milicien en vue de trouver une issue favorable à cette situation. A la question du confrère de savoir si le ratissage annoncé et qui avait tout l’air d’une propagande n’aura pas lieu si Amadé Ouérémi accepte de discuter, la réponse de Dramane Traoré a été claire. «Effectivement, s’il accepte la voie du dialogue, il n’y aura pas de ratissage. Il faut économiser les vies humaines». Dans cette interview, le chef du bataillon de sécurisation de la région de Bangolo a reconnu que «c’est Ouérémi seul qui règne là-bas. C’est une forêt classée et c’est lui qui s’y trouve avec certains de ses hommes».

Vincent Deh in NOTRE VOIE

Wed, 05 Sep 2012 22:46:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

3 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.