« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Côte d’Ivoire, CPI : Comédie Pénale Internationale

La guerre postélectorale en Côte d’Ivoire a opposé deux groupes, deux visions : un groupe formé par l’ONU, l’Union Européenne, la CEDEAO, la France, les USA, le BURKINA, le SENEGAL, le NIGERIA, Alassane OUATTARA, Nicolas SARKOZI, RAHILA ODINGA, l’armée des rebelles des Forces Nouvelles, l’armée de l’Onu, l’armée française, qui soutenait que l’ONU pouvait désigner le vainqueur des élections ivoiriennes ;
Et un autre groupe formé des ivoiriens, de Gbagbo, du Ghana, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, de la Chine, de l’armée ivoirienne, qui défendaient les résultats proclamés par le conseil constitutionnel ivoirien.
Parmi les victimes, beaucoup sont tombées des suites des bombardements des armées de la France et de l’ONU. Il y avait aussi des morts, conséquences du manque de médicaments dû à l’embargo sur les médicaments décidé par l’Union Européenne. Mais à l’arrivée, la CPI vient enquêter sur les crimes des armées de Gbagbo et de SORO. Deux coupables bien calculés par les européens.

La guerre postélectorale est l’aboutissement d’une rébellion qui a endeuillé la Côte d’Ivoire pendant huit ans. De 2002 à 2010. En 2003, le président Gbagbo avait invité la CPI à enquêter sur la guerre qui avait déjà désorganisé tout le pays et causé de nombreux morts. La CPI n’a donné aucune réponse. En 2004, devant toutes les caméras du monde, l’armée française a tué plus de 60 ivoiriens devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan. La CPI n’a fait aucune déclaration, aucune enquête. Mais il a suffit qu’Alassane OUATTARA dise que GBAGBO doit être éloigné de la Côte d’Ivoire pour que la CPI se mette en branle et décide de venir mener une enquête sur une partie des crimes commis en Côte d’ Ivoire.

La CPI fait partie de l’ONU. L’ONU a décidé d’installer Alassane OUATTARA comme président de la Côte d’Ivoire. Donc la CPI vient éloigner du pays ceux qui peuvent gêner leur poulain de gouverner en paix : SORO Guillaume et GBAGBO Laurent. La tragédie pénale internationale!

hibou.blogs.nouvelobs.com

Tue, 04 Oct 2011 18:31:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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