
« En effet, par deux décrets N° 2013-567 et 2013-569 du 09 aout 2013, vous avez, en votre qualité de président de la République, procédé à la nomination de divers Magistrats dans diverses fonctions de la magistrature ivoirienne. Ces décrets ont été notifiés aux concernés par Monsieur le Directeur des services judiciaires (Dsj)… ( …) Mais voilà qu’avant le 1er octobre 2013, date de la rentrée judiciaire, un grand nombre de Magistrats sont encore appelés à l’effet de leur indiquer des destinations et fonctions autres que celles auxquelles les destinaient les décrets su-indiqués », accusent les juges.
De telles pratiques, selon eux, « bafouent les valeurs républicaines » dont les juges sont les garants. « Il se pose la question suivante : comment dans un pays qui se veut sérieux, peut-on se comporter ainsi ? Comment des décrets peuvent-ils être repris moins d’un mois après notification aux intéressés ? », s’interrogent-ils. Selon eux, il s’agit, au vu du nombre des magistrats appelées de nouveau, d’une reprise du décret du 9 août et non d’une réparation des « erreurs dues aux grades ou aux fonctions de certains nommés et qui ne correspondaient pas à leurs grades.
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Fri, 27 Sep 2013 02:07:00 +0200
