
Malheureusement c’est à ce cirque hasardeux que se prête le président Alassane Dramane Ouattara. Assurément, le nouveau chef d’Etat ivoirien n’a pas encore pris la pleine mesure des responsabilités qui sont les siennes. Résultat à mi-parcours : des morts et toujours des morts au quotidien. S’il s’était agi d’une catastrophe naturelle ou d’un accident de route du genre «un autobus de la Sotra déverse ses passagers dans la lagune», on en serait encore à épiloguer et à chercher le sexe des anges. Mais, que quinze mercenaires franchissent, comme à la balade au clair de lune, nos frontières pour massacrer nos parents, c’est inconcevable. D’autant plus intolérable que ces tueries massives se déroulent au nez et à la barbe des Frci, ces «sauveurs» selon le procureur d’Abidjan. Mais où sont ces Frci au moment où des Ivoiriens sont massacrés ? Où ? Que fait le président Ouattara devant cet autre drame national ? Quand cessera-t-il ses voyages de plaisance dans les capitales occidentales ? Sait-il que les Ivoiriens à Ziriglo et Nigré meurent pendant qu’il continue de célébrer sa présidence en multipliant des soirées mondaines de gabegie, dont la toute récente est pompeusement baptisée prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix ? Entre le prix de la recherche de la paix et la paix tout court, où se trouve le besoin des Ivoiriens ? La réponse, évidemment, est que les Ivoiriens ont plus besoin de paix que d’autre chose. Donnez la paix aux Ivoiriens, monsieur le Président ! Prenez soin de vous… et d’autrui. A mardi prochain !
al08062317@yahoo.fr in Le Temps
Tue, 20 Sep 2011 08:54:00 +0200
