• dim. Sep 20th, 2026

    La Liberté d'Informer

    CPI – Affaire Laurent Gbagbo : Un dossier vide

    ByLa Dépêche d'Abidjan

    Nov 20, 2021

    «La Cour pénale internationale (Cpi) a estimé, lundi 3 juin, ne pas disposer de suffisamment d’informations ou d’éléments de preuves de la part du procureur pour décider de mener un éventuel procès contre l’ancien président ivoirien ». Ce lead de la dépêche de l’AFP datée d’hier restitue clairement l’esprit et la lettre du communiqué de presse de la Cour pénale internationale relatif au verdict des juges concernant l’audience de confirmation des charges contre le Président Laurent Gbagbo. A savoir que le dossier d’accusation contre M. Gbagbo présenté par le bureau du procureur depuis 2011 est totalement vide. Qu’il n’existe aucun élément probant qui démontre que le Président Gbagbo a mis en place une politique avant la crise postélectorale et exécuté cette politique durant ladite crise pour massacrer les populations civiles supposées pro-Ouattara. Cela dans le but de ce maintenir au pouvoir comme le soutient le procureur.
    L’opinion internationale est enfin édifiée sur la légèreté et les contrevérités qui ont émaillé le travail des procureurs de la Cpi, Luis Moreno-Ocampo et Fatou Bensouda. Englués dans une opération « Liquider Gbagbo » commanditée par Sarkozy et Ouattara avec le soutien « passif » de Blaise Compaoré, les deux procureurs Moreno-Ocampo et Fatou Bensouda ont ramassé tout ce qui leur tombait sous la main. En ignorant que ce qu’ils ramassaient pouvait être des ragots. Donc des éléments peu crédibles pour accabler Gbagbo. Mais bien plus ils ne se sont pas informés sur l’accusé. Gbagbo est-il le véritable accusé dans la crise militaro-politique ivoirienne ? Peut-il ordonner le massacre de son peuple, les Ivoiriens ? Que représente-t-il aux yeux des Ivoiriens et pour l’histoire de la Côte d’Ivoire ? Qui sont les véritables accusés dans cette crise postélectorale ?
    Autant de questions qu’un parquet sérieux, impartial et soucieux d’enquêter afin qu’éclate la vérité aurait pu se poser. Malheureusement, le bureau du procureur de la Cpi tenu par Ocampo puis Bensouda a foncé tête baissée dans la rumeur et la forfaiture. Au point d’atteindre le ridicule en brandissant comme élément de preuve contre Gbagbo, une vidéo d’un drame qui s’est déroulé au Kenya. Recadré par les avocats du président Gbagbo, le procureur Bensouda, inondée de honte, a reconnu sa défaillance. Ce fait gravissime constituait le signe révélateur de l’incohérence du travail du procureur et du manque de crédit du dossier. Pour les Ivoiriens qui ont vécu la rébellion armée de 2002 et la guerre postélectorale de 2011, cela n’était pas surprenant. Gbagbo n’est le bourreau, il est la victime. Il faut donc le libérer afin qu’il rentre en Côte d’Ivoire et dise un mot pour apaiser le peuple ivoirien en vue de la réconciliation nationale. Car, c’est lui, la victime, qui peut réconcilier. Et non, Alassane Ouattara et les rebelles.

    Didier Depry in Notre Voie
    didierdepri@yahoo.fr

    Wed, 05 Jun 2013 01:31:00 +0200

    Laisser un commentaire

    Nous utilisons des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience possible sur notre site Web. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies.
    Accepter
    Refuser
    Privacy Policy