Les dénonciations des Ong internationales
pour rappel, sur les cas de tortures et de violations des droits humains, la dernière Ong en date à épingler le régime Ouattara sur ces manquements, est Human right watch (Hwr), à travers un rapport datant du lundi 19 novembre 2012. Dans lequel l’Ong est sans ambages, présentant un tableau ivoirien sombre, concernant le respect de la dignité humaine. «Durant tout le mois d’août, les militaires ivoiriens ont interpellé arbitrairement dans le quartier de Yopougon, à Abidjan, des jeunes hommes, dans des restaurants de quartier, dans des bars, dans des taxis et des bus, alors qu’ils rentraient de l’église et lors de célébrations communautaires traditionnelles », indique le rapport de Hrw. Poursuivant que des centaines de jeunes, auraient même été arrêtés et détenus «essentiellement sur la base de leur ethnicité et leur lieu de résidence ». Même refrain pour le précédent rapport du jeudi 25 octobre 2012 d’Amnesty international, et qui avait semé la panique au sommet du pouvoir. Qui également fait état de plus de 200 personnes détenues, essentiellement des proches de Gbagbo, arbitrairement arrêtées et torturées dans des camps de détention clandestins. Des faits gravissimes pour lesquels, l’Ong a interpellé Ouattara, en lui demandant de tenir ses promesses en matière de respect des droits de l’homme. «Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l’électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fondu, deux d’entre eux ont été victimes de sévices sexuels», souligne Amnesty International. «Certains ont été détenus pendant plusieurs mois sans pouvoir contacter leurs proches ni accéder à des avocats», a indiqué Gaëtan Mootoo, chercheur pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty. Même son de cloche pour la Lidho, par la voix de son président René Hokou Legré. Qui relate que la vague de violences dont ont été victimes les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), a donné lieu, en réaction à des arrestations voire à des enlèvements et des détentions dans des lieux illégaux. N’excluant pas que ces excès soient le fait de personnes sous-qualifiées. Comme l’avait déjà reconnue le ministre Gnénéma «Je voudrais faire remarquer que ce rapport, à la différence de celui d’Amnesty international, nous donne des indications sur les faits qu’il rapporte. Qui indiquent qu’il y a encore des difficultés en matière de protections des droits de l’homme. Nous en prenons acte et restons ouverts aux critiques. Nous nous engageons à ne tolérer aucune impunité en Côte d’Ivoire», a déclaré le ministre Gnénéma sur les ondes de Rfi, le lundi 19 novembre 2012 dernier. Une déclaration, voire un aveu sur la réalité du péril des droits humains, qu’il avait pourtant niée, suite au rapport d’Amnesty international. Et Le moins qu’on puisse dire, nul n’est plus besoin de chercher des coupables catalogués par les différents rapports. Il est plutôt urgent de leur ouvrir la voie de la justice pour répondre de leurs actes. En premier lieu, tous ces tortionnaires se réclamant des Frci, à l’image du lieutenant Tuo seulement’ qui a eu le courage d’avouer ses forfaits. Comme quoi, un criminel revient toujours sur les lieux et les circonstances son crime.
Marcel Dezogno in LG Infos
Sat, 01 Dec 2012 04:00:00 +0100
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