« Lors des deux premiers matches on a fait des essais, ensuite on a travaillé sur la tactique et cela à marché », explique le sélectionneur. Contre la Côte d’Ivoire, en quarts de finale, et ensuite face au Mali en demi-finale, les Super Eagles ont démontré que le titre était possible. Pourtant, la sélection était composée de jeunes talents comme Emmanuel Emenike ou Victor Moses et ce n’était pas gagné. Les deux premiers matches de poule n’avaient pas convaincu les observateurs. Mais les jeunes pousses ont su profiter de la débâcle des ténors continentaux. « On a encore du travail mais nous avons du potentiel. Pour gagner en 1994, il a fallu à notre équipe six années de travail. Nous, on est ensemble depuis six semaines », avoue Stephen Keshi. « L’atmosphère dans l’équipe est super. Cette équipe a du potentiel et je continue à la construire pour refaire la même chose qu’en 1994 », ajoute-t-il.
Emmanuel Emenike incertain
Pour remporter le titre, il faudra peut-être faire sans Emmanuel Emmenike, le meilleur buteur de l’équipe. « On n’est pas sûr à 100% qu’il va jouer. Son état physique s’est amélioré, on en saura plus dimanche », annonce Stephen Keshi à la veille du match. Son coéquipier Victor Moses est aussi incertain. « Il a eu une petite blessure, c’est une course contre la montre avec le médecin. Il est à 80% de ses capacités physiques, comme Emenike. Nous prendrons une décision dimanche matin ». Les deux principaux éléments offensifs des Super Eagles ont été touchés mercredi dernier lors de la demi-finale contre le Mali (4-1). Emenike (cuisse) était sorti avant le coup de sifflet final alors que tous les remplacements avaient été effectués. Moses (cheville) était sorti à la 53e minute.
Troisième en 2002, 2004, 2006 et 2010, le Nigéria ne va pas se contenter à nouveau de monter sur le podium sans atteindre la première marche. Et le charismatique Stephen Keshi pourrait rejoindre Mahmoud El Gohary dans l’histoire de la CAN. L’Egyptien est pour l’instant le seul à avoir soulevé le trophée en tant que joueur et entraîneur. « Il faut continuer à rester concentré, même si on a déjà gagné contre la Côte d’Ivoire et le Mali », tempère le coach.
Effectivement, une finale de la Coupe d’Afrique des nations n’est jamais acquise. L’an dernier, les Eléphants de Côte d’Ivoire, annoncés comme grands favoris, avaient perdu le titre face à la Zambie.
rfi.fr
Sat, 09 Feb 2013 21:05:00 +0100
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