« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Malgré les conditions de vie difficile des ivoiriens : Ouattara dépense des milliards dans des artifices au Plateau

Le pouvoir continue de faire du tapage pour des milliards qui ont été dépensés inutilement dans des artifices au Plateau. K S, la vingtaine bien entamé, avec son look de banlieusard pose fièrement au Plateau devant une des nombreuses enseignes lumineuses que Ouattara a fait venir de la France. Comme plusieurs autres jeunes de sa génération, on l’a fait venir de son Abobo natal. On lui a miroité les merveilles du « Bravetchè » au Plateau. Il s’est donc empressé de venir les découvrir. Evidemment il était tout heureux. Surement qu’à son retour dans ce faubourg malfamé d’Abidjan il ne manquera pas de vanter ce qu’il a vu ignorant que cet argent qui se chiffre en milliards pouvait servir à autre chose plus utile que ça. Mais ce jeune homme n’a pas le choix. Ainsi va le monde du Rdr avec ses illusions et ses rêves. Pour cette fin d’année, Ouattara qui préfère le spectacle et le m’a-tu-vu a décidé de botter en touche les problèmes des ivoiriens pour déverser des milliards de nos francs dans des projets qui servent plus la France que la Côte d’Ivoire. Non seulement toutes ces lumières ont été payées là-bas, mais ce sont surtout des techniciens hexagonaux qui ont travaillé sur le projet. On ne peut pas dire que la Côte d’Ivoire n’a pas l’expertise qu’il faut pour ces jeux de lumière. Mais la véritable question est l’utilité de ces jeux de lumières qui coutent les yeux de la tête aux contribuables ivoiriens. Tout le monde sait que la Côte d’Ivoire qui sort d’une crise sans précèdent traverse une période difficile sur le plan économique. C’est bien parce que la Côte d’Ivoire est en crise que l’université nationale reste fermée. Au point de sacrifier quatre générations de bacheliers. Il y a aussi des écoles et des collèges qui ne sont pas encore réhabilités par manque de moyens. Plusieurs hôpitaux sont dans des états de délabrement total. Sur le plan de l’équipement, il y a aussi plusieurs quartiers d’Abidjan et certaines régions de l’intérieur qui manquent d’électricité. Ces milliards qui ont servi à financer les artifices pouvaient être utilisés dans ces projets sociaux. Le pouvoir aurait fait œuvre utile. Mais entre le peuple ivoirien et ses parrains français, le choix a été vite fait. De quoi à laisser de marbre, ceux qui au Rdr, sont encore de bonne foi.

Guéhi Brence in le Temps

Thu, 29 Dec 2011 09:09:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

2 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.