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    Mali/présidentielle du 28 juillet : Pari tenu

    ByLa Dépêche d'Abidjan

    Nov 20, 2021

    Le président français François Hollande avait prévenu qu’il sera intraitable sur la date du 28 juillet. De son côté, Ban Ki-moon le secrétaire général de l’ONU a invité les Maliens à accepter les résultats de cette présidentielle, même si tout n’a pas été parfait. C’est dire combien ce scrutin était important aux yeux de la communauté internationale. En effet, il fallait à tout prix rétablir l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du 22 mars 2012.

    Quelque 7 millions de Maliens étaient appelés hier dimanche à élire l’un des 27 candidats qui sollicitaient leurs suffrages pour la magistrature suprême. Parmi eux, deux poids lourds de la scène politique, sont donnés favoris. Il s’agit du leader du Rassemblement Pour le Mali (RPM), l’ancien premier ministre Ibrahim Boubakar Kéïta, alias « IBK » qui est à son troisième essai et l’ancien ministre des Finances et ex-président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africain, (Uemoa), Soumaïla Cissé, le dirigeant de l’Union pour la République et la Démocratie, (URD). Il se présente lui, pour la deuxième fois à la présidentielle. Les deux hommes qui ont voté à Bamako la capitale, se sont dit confiants.

    Cependant, un passage haut la main dès le premier tour, sera difficile, vu le nombre important de candidats. Le président par intérim Dioncounda Traoré qui a voté dans un lycée de la capitale malienne, s’est félicité du bon déroulement de l’opération et a assuré que ce scrutin est le mieux organisé depuis l’indépendance du Mali il y a 53 ans. Un autre électeur et non des moindres, a lui aussi accompli son devoir civique, c’est le capitaine Amadou Haya Sanogo, l’auteur du putsch qui a fait basculer le Mali dans le chaos qu’il a connu. C’est dans le camp de Kati, la base de l’ex-junte, qu’il a voté en tenu civile.

    Si les électeurs de Bamako et des autres régions du sud ont voté sans crainte, ce ne fut pas le cas de ceux habitant la partie nord du pays notamment Gao, Tombouctou et surtout Kidal, le fief de la rébellion islamiste. Le Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’ouest, (Mujao), mis en déroute par l’intervention des forces alliées, avait menacé d’attaquer les lieux de vote. Mais la présence très dissuasive des forces onusiennes et de l’armée malienne, a permis au vote de se dérouler dans la quiétude dans le Nord. Le chef des Observateurs de l’Union européenne, M. Louis Michel s’est brièvement rendu à Kidal dans la journée.

    En attendant le taux de participation qui sera communiqué dans les prochaines heures, le plus important pour le gouvernement de transition était de sortir au plus vite de cette période transitoire de 18 mois. Le nom du nouveau président ne sera pas connu avant plusieurs jours, voire des semaines, au cas où un second tour prévu pour le 11 août prochain, s’avérerait nécessaire.

    Charles d’Almeida
    In L’Inter

    Mon, 29 Jul 2013 11:20:00 +0200

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