
Alassane Ouattara est allé plus loin en montrant le chemin que le parti de Laurent Gbagbo doit suivre pour coller au processus de réconciliation. «Il faut que le Fpi demande pardon aux parents des victimes. Le pardon grandit … Je demande au Fpi de faire ce geste fort : la repentance et le pardon», a-t-il recommandé. Il a aussi soutenu que la non-participation du Fpi aux dernières législatives ne constitue aucun problème. «Le Fpi a décidé de ne pas participer aux législatives. Mais ce qui est intéressant, c’est que 3 /4 des députés élus sont nouveaux à l’Assemblée. C’est un renouvellement de la classe politique. Je renforce mon alliance avec Bédié. C’est profitable à la Côte d’Ivoire pour la réconciliation», s’est-il réjoui.
L’actuel chef de l’Etat n’a pas oublié les acteurs locaux qui ont contribué à son accession aux affaires, en particulier les ex-rebelles, qui, pendant toute sa tournée d’une semaine, étaient présents à chacun de ses meetings. «Vous avez participé aux combats. Certains n’ont pas encore eu quelque chose. Nous vous trouverons du travail. Soyez patients ! J’ai déjà trouvé des financements pour vous. Je parle de vos problèmes partout où je vais dans mes voyages. Notamment en France. Vous êtes ma priorité», a-t-il rassuré.
Interrogé lors de sa conférence de presse bilan sur les enquêtes relatives au massacre des déplacés de Nahibly à Duékoué, M. Ouattara a laconiquement répondu que le processus est en cours.
Félix Teha Dessrait
dessrait@yahoo.fr
Envoyé spécial au nord
In Notre Voie
Tue, 09 Jul 2013 08:52:00 +0200
