« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Prestations décevantes des Eléphants de Côte d’Ivoire / Lamouchi, le vrai problème : Il faut éviter l’humiliation – Sidy Diallo peut-il limoger Lamouchi?

Les Eléphants ont acquis samedi dernier au stade Mohamed V de Casablanca leur ticket pour le mondial brésilien en 2014. Mais que de souffrance avant d’en arriver là. Malmenés dans tous les sens par une sympathique et séduisante sélection du Sénégal, les Eléphants ont longtemps souffert avant de marquer ce petit but, mais combien important, que tout le monde attendait dans l’anxiété. Menée 1-0 depuis la 76ème minute pas les poulains d’Alain Giresse, c’est finalement grâce à ses individualités que la Côte d’Ivoire, par Kalou Salomon à la 90+3, libère tout le peuple ivoirien en rétablissant la parité 1-1 .Un résultat qui permet à Didier Drogba et les siens qui avaient remporté le match aller 3-1 sur les bords de la Lagune Ebrié , de disputer leur troisième Coupe du monde d’affilée . Passé l’euphorie de la qualification, il faut maintenant penser au futur des Eléphants qui ont un statut à défendre au Brésil. En tout cas, de l’avis de certains puristes du football, si la sélection ivoirienne de notre sport roi ne veut pas vivre la plus grande humiliation de son histoire, les responsables de la fédération ivoirienne de football doivent remercier Sabri Lamouchi qui est le vrai problème des Eléphants. Incapable qu’il est de réadapter son schéma tactique à la situation qui se présente à lui. Loin de vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, l’on voudrait seulement inviter les responsables du football à revisiter l’humiliation subie par les Eléphants à la Can 2013. Suffisant pour remercier Sabri Lamouchi qui a atteint l’un des objectifs à lui assigné. Mais, il n’y a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir. Sabri Lamouchi n’a ni les compétences, ni le charisme encore moins les aptitudes pour conduire la sélection ivoirienne à la grand’messe du football qui, il faut le rappeler, réunit les 32 meilleures nations au monde. C’est donc du balèze qui attend les Eléphants et ce ne sera certainement pas lui qui a du mal à résoudre les équations à une seule inconnue, qui parviendra à résoudre celles à plusieurs inconnues. Il n’y a donc pas de débat, les Ivoiriens qui ont attendu avec beaucoup de patience la fin des éliminatoires du Mondial 2014, exigent son départ ni plus ni moins. Il y va de l’honneur du football ivoirien.

P.L in Le Démocrate

Mondial 2014: Sidy Diallo peut-il limoger Lamouchi?

La question mérite d’être posée, même si elle semble ne pas préoccuper Sabri Lamouchi. Juste après la qualification des Eléphants pour le Mondial 2014, le technicien franco-tunisien s’est même permis d’indiquer la voie à suivre au président de la FIF.

«Très sincèrement, malgré les souffrances pendant 18 mois, je suis très fier. Les joueurs ont fait des efforts, on a essayé tant bien que mal de construire quelque chose. On doit continuer dans cette voie-là», a-t-il dit. Là où un entraîneur moins présomptieux, et avec beaucoup d’humilité, s’en serait remis à la décision de son employeur, Lamouchi, entre autosatisfaction et narcissisme, arrache déjà un objectif à Sidy Diallo: jouer la Coupe du monde au Brésil. S’invitant indûment à l’exploit de Casa dont le mérite revient pourtant à Copa et surtout à Kalou, il oppose à ses détracteurs l’argument de la mission accomplie pour ne même pas penser au limogeage, encore moins à la démission.

Or sur le banc ivoirien, il n’a absolument rien fait. Lors d’un récent déjeuner de presse à la Fédération ivoirienne de football, Sidy Diallo expliquait la réelle mission qu’il a confiée à l’ancien joueur de l’AJ Auxerre, c’est-à-dire partir d’«une équipe expérimentée» pour parvenir à «une bonne équipe» en réussissant «un bon amalgame avec les jeunes». Une «bonne équipe», à notre sens, c’est celle qui pratique un bon football, qui a une assise tactique, un fond de jeu, au-delà des individualités. Or au constat, on en est encore aux assommantes cassures entre la défense et l’attaque, sans bloc-équipe.

Sabri Lamouchi s’est montré totalement incapable, depuis 18 mois, de donner un fond de jeu à la sélection nationale, s’agrippant aux individualités en désespoir de cause. Et quand celles-ci ne sont pas inspirées, on est fatalement à la merci de la catastrophe et de l’humiliation comme on l’a été le samedi dernier au stade Mohamed V de Casa, face au Sénégal. Les Ivoiriens connaissent trop leurs «Eléphants» pour leurs inconstances. Ils se sont attribués l’épithète de supporters «maso». Et Lamouchi est incapable de les guérir de ce masochisme en redonnant aux Eléphants un esprit de conquérants. Jamais on a vu les Eléphants aussi mauvais dans la production du jeu que lors du match contre le Sénégal.
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Tue, 19 Nov 2013 09:29:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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