décembre 4, 2022

Projet immobilier / Touré Hamed Bouah : ‘’Les FDS peuvent venir chercher leurs terrains‘’

Photo : DR
Du 01 mai au 31 octobre, la ville de Shanghai, en République populaire de Chine accueille l’exposition universelle 2010 avec pour thème «Meilleure ville, meilleure vie ». Vous vous apprêtez à prendre l’avion pour la Chine, que revêt pour un promoteur comme vous une telle exposition?
L’exposition universelle Shanghai 2010 qui a pour thème «Meilleure ville, meilleure vie », suscite un grand intérêt pour nous, au regard des questions qui seront abordées sur les mutations perpétuelles constatées dans les milieux urbains. On est tous d’accord que ces mutations occasionnent des problèmes liés notamment à la gestion foncière, à la dégradation des ressources, à la détermination du cadre de vie et surtout aux chocs des différentes cultures. L’exposition universelle 2010 trouvera certainement une réponse à ces questions d’ordre vital. Voyez vous-même que nos villes qui exerçaient un attrait certain sur les populations des milieux ruraux, sont aujourd’hui dans le délabrement quasi-total. L’une des preuves palpables est l’absorption d’Abidjan par les 76 quartiers précaires qui s’étendent avec une population de 3 500 000 sur 5 000 000 que compte Abidjan.

Concrètement, que propose l’exposition universelle Shanghai 2010 ?
L’exposition universelle Shanghai 2010 donne l’occasion de faire prendre davantage conscience de l’héritage culturel et de la nécessité de construire un développement urbain harmonieux. Bien que tournées vers les influences extérieures, nos villes doivent assurer le pari de la maîtrise d’un environnement novateur, tout en préservant l’identité culturelle, la recherche d’harmonie entre le passé et le futur. Nos villes doivent jouer leur rôle fédérateur de rapprochement des peuples.
Bref, il s’agira de proposer un modèle de villes, symbolisant l’harmonie entre l’Homme et la nature, l’harmonie entre le passé et le futur et entre les Hommes. 240 pays et 50 organisations internationales participent à cette exposition qui attend 70 000 000 de visiteurs.

Récemment, vous étiez sur le terrain avec les membres du cabinet du ministre de la Défense et l’Argentier de la gendarmerie nationale dans le cadre du projet immobilier. Où en sommes-nous aujourd’hui avec votre projet ?
L’opération de fourniture de terrains nus aux FDS n’est pas notre projet, c’est la création d’un pôle urbain au nord/ouest et Est d’Abidjan, qui se réalise sur deux (02) assiettes foncières distinctes à savoir 12 000 ha l’une et l’autre sur une superficie de 2 400 ha qui est notre projet. L’opération de terrains nus aux FDS est l’un des volets sociaux qui accompagne le projet. D’ailleurs, nous invitons les FDS à venir chercher leurs terrains au mois de juin 2010. En vérité, l’opération de fournitures de terrains est terminée. Nous sommes à la phase de remise de lots. Après cette précision, je puis vous confirmer que l’opération terrains nus se porte bien.

Je ne vous suis pas bien. Il y a un flou dans votre explication ; vous parlez tantôt d’opération et tantôt de projet que voulez vous dire ?
Non, il n’y a aucun flou. Sophia Immobilier est une société anonyme de Droit ivoirien et conformément à la politique générale du gouvernement en matière d’Habitat, a initié dans l’esprit de la loi N° 97-524 du 04 septembre 1997 et ses décrets subséquents portant création d’une concession d’aménagement foncier, un vaste programme d’aménagement sur 2 assiettes foncières de 12 000 ha et 2400 hA que l’Etat lui a affectées. C’est ce programme d’aménagement qui, in fine va aboutir à un pôle urbain qui est complémentaire à la grande métropole, mais, qui aura l’avantage d’être autonome aux plans administratif, économique, culturel etc. C’est cela notre projet. Ce n’est donc pas une promotion immobilière ou une opération de fournitures de terrains nus. En réalité, contrairement à la SATCI qui est la 1ère structure bénéficiaire de la loi 97-524 du 04 sept sur la 8ème et 9ème tranche, nous avons intégré un volet social qui concerne 4 catégories socio-professionnelles qui, plus que les autres, ont besoin par la nature de leurs activités, d’une sécurisation au plan logement. C’est ainsi que nous avons pour les FDS des terrains nus, pour les enseignants du secteur public des logements, du secteur privé des terrains viabilisés et pour la Diaspora, les terrains nus, les terrains viabilisés et les logements. Ce sont donc les actions sociales d’accompagnement du projet, qui reste un projet d’aménagement foncier sur les 2 superficies évoquées plus haut.

Puisque ce n’est pas une promotion immobilière ni un projet de fournitures de terrains, que va apporter votre projet aux Ivoiriens ?
Il s’agit pour nous, de proposer une alternative crédible à la tendance actuelle de production de cadre de vie marquée par l’anarchie et stimuler l’offre de produits d’Habitats variés pour assurer une bonne mixité sociale. Nous entendons ainsi promouvoir une offre de logements sociaux destinés aux ménages à faible revenu, mais aussi doter la zone des 12 000 ha en infrastructures et équipements socio-collectifs adéquats et surtout créer les conditions d’un développement urbain durable.

Quelles superficies occupent ces différentes catégories professionnelles ?
Toutes les FDS confondues occupent une superficie de 555 ha pour un effectif de 7 795 agents, tous grades confondus. Les enseignants du secteur public (primaires, secondaires et supérieur) avec un programme immobilier occupent près de 1 200 ha pour 30 000 logements, le secteur libéral avec 100 000 lots viabilisés sur une superficie plus importante, la Diaspora occupe environ 300 ha et le secteur privé environ 400 ha. Le reste des superficies utiles de l’assiette foncière de l’opération est l’affaire d’autres opérateurs économiques. Ils en disposeront comme bon leur semble, mais selon l’orthodoxie urbanistique.

Quels sont donc, concrètement les objectifs visés par ce vaste projet ?
Le projet de création du pôle urbain répond aux objectifs majeurs suivants :
• Proposer une alternative crédible à la tendance actuelle de production de cadre de vie marquée par l’anarchie ;
• Stimuler l’offre de produits d’habitat variés pour assurer une bonne mixité sociale ;
• Promouvoir une offre de logements sociaux destinés aux ménages à faible revenu ;
• Doter la zone en infrastructures et équipements socio-collectifs adéquats.
• Créer les conditions d’un développement urbain durable.

Monsieur le PCA, de façon précise, présentez le site du pôle urbain aux populations. On n’en sait pas grand chose…
Le site affecté au projet couvre une superficie totale de 12 000 ha, dont 850 ha sont occupés par quatre villages (Attinhué, Akoupé-Anyama, Azaguié Blida et Ebimpé) ou en cours d’occupation (les lotissements villageois). Il est localisé au Nord-Ouest de l’agglomération d’Abidjan, dans la commune d’Anyama et est délimité par :
• la future voie périphérique du grand d’Abidjan, la Y4 au Sud ;
• la forêt classée et les talwegs de M’Brago au Nord ;
•l’autoroute du Nord à l’Ouest ;
• la route nationale A2, Abidjan-Agboville, à l’Est.
Il est accessible à partir de la Nationale A1, qui relie les villes de l’Est du pays à Abidjan (Abidjan-Agboville) et la voie ferrée Abidjan-Ouagadougou. L’ouverture prochaine de la voie express Est-Ouest (YA), le rapprochera considérablement du site des communes de Cocody et de Yopougon. Son accessibilité par rapport aux quartiers du Sud (Treichville, Marcory, Koumassi et Port-Bouët) sera grandement améliorée avec la réalisation du Pont Riviera-Marcory, le doublement de la voie d’Abidjan-Agboville et la mise en place du train urbain. Le relief y est très harmonieux, avec la présence de nombreux talwegs qui entourent les plateaux d’altitudes variant entre 50 et 100 mètres. Le site est une succession de plateaux en lanières orientées nord-sud.

Quelles sont donc les grandes options d’urbanisme envisagées par le projet ?
Le plan d’aménagement respecte les grands choix du schéma directeur du grand Abidjan. Il précise les conditions de son application effective. En outre, il permet une parfaite intégration du projet dans son environnement immédiat. Pour cela, il assure :
• Une meilleure affectation de terrains nécessaires à l’extension des villages avoisinants, aux équipements et à l’habitat ;
• Une hiérarchisation du réseau de voirie garantissant à la fois une bonne liaison avec le réseau existant, mais également en améliorant la desserte interne et extra-communale et assurant un bon niveau de drainage des eaux de ruissellement ;
• Une bonne organisation de l’espace en vue d’améliorer le cadre et les conditions de vie des populations ;
• Un accès de la population aux services urbains favorisant le développement de zones mixtes (emplois, activités, commerces, habitats).

La mise en œuvre d’un tel projet suppose plusieurs composantes ! Pouvez-vous nous les présenter ?
Oui, le volet habitat concerne la réalisation, à terme, d’un peu plus de 225 000 logements neufs repartis selon les types d’habitat de façon suivante :
•50 000 logements sociaux ;
• 145 000 logements économiques ;
• 30 000 logements de standings ou « résidentiels »,
Le projet envisage également la restructuration des villages par la réalisation des infrastructures de bases nécessaires à une vie urbaine.

Pour éviter le désordre que vous avez déploré pour Abidjan dans sa texture actuelle, quelles sont les infrastructures et équipements socio-collectifs structurants envisagés par le projet ?
Le projet prévoit effectivement la réalisation des infrastructures et équipements socio-collectifs structurants. Il s’agit de :
• 60 km de voies structurantes dont les emprises varient entre 50 à 70 mètres,
• 100 km de voies secondaires dont les emprises varient de 25 à 30 mètres,
•4 lycées d’enseignement général,
•3 centres de santé urbain (CSU),
•3 complexes socioculturels,
• Plusieurs aménagements paysagers (espaces verts d’embellissements, parcs de promenades, aires de loisirs, espaces boisés, etc…)

Dans ce vaste ensemble, qu’est-ce qui a été prévu pour les grands équipements et zones d’activités ?
L’Etat prévoit de réaliser dans la zone des équipements majeurs et des centres d’activités économiques, administratives et sportives dont principalement :
• Un abattoir moderne comprenant un parc à bétail dont la réalisation est confiée à l’entreprise américaine Century Group Corporation,
•Une citée olympique,
• Une zone d’activités industrielles de 160 ha,
• Un site de 130 ha pour le recasement des ferrailleurs et comprenant un centre de formation aux techniques de traitement des métaux mécaniques.
Il est, par ailleurs, prévu la réalisation d’un centre administratif sur une parcelle de 80 ha pour rapprocher davantage l’administration des populations.

Pour ce projet d’envergure, où en êtes-vous au plan institutionnel ?
Le projet de création de pôle urbain est initié par la société SOPHIA Immobilier dans le cadre d’un partenariat public privé avec l’Etat de Côte d’Ivoire. Sa réalisation fera appel à plusieurs acteurs : administration publique, sociétés parapubliques, secteur privé, investisseurs étrangers, etc.
Ainsi, le cadre institutionnel suivant a été proposé pour assurer une bonne fin de réalisation du projet.
• Montage et administration du projet : SOPHIA Immobilier,
• Contrôle et validation du processus de réalisation du projet : ministère de la Construction et le district d’Abidjan,
• Réalisation et contrôle des études et travaux : BNETD,
• Administration de la procédure des purges : AGEF,
•Promotion du projet : CEPICI.

Quel est la durée de réalisation d’un tel projet ?
Le projet est prévu pour être réalisé sur 25 ans.

Monsieur le PCA de SOPHIA Immobilier; que pourriez-vous dire des motivations profondes qui fondent votre option pour ce projet pôle urbain ?
Avec plus de 5 millions d’habitants, la ville d’Abidjan abrite à elle seule environ 40% de la population urbaine de la Côte d’Ivoire. Cette croissance démographique étant liée principalement au développement économique exceptionnel de cette ville. En effet, en concentrant plus de la moitié des activités économiques du pays, Abidjan a attiré une forte population migrante en provenance du monde rural et de l’immigration ouest-africaine. Face à cette croissance démographique, l’Etat a consenti des efforts importants d’investissement dans la construction de logements et dans la mise en place des infrastructures de base. Cette politique d’urbanisation élaborée et mise en œuvre par les différents ministères chargés de l’urbanisme a permis à des structures comme la SETU (Société d’équipement des terrains urbains), la Sicogi, la SOGEFIA, de mettre à la disposition des populations un plus grand nombre de terrains équipés, de logements sociaux et économiques. Les résultats de ces efforts d’investissements massifs dans l’urbanisation ont permis le financement de plus de 100 000 logements modernes et la maîtrise d’un urbanisme de qualité en dotant la ville d’équipements modernes, faisant d’elle l’une des capitales africaines les mieux urbanisées. Mais, sous l’effet de la conjoncture économique difficile des années 80, l’Etat va se désengager de la production directe de terrains urbains et de logements, donnant ainsi la priorité à l’investissement privé. Mais, la faible capacité de production des sociétés privées et la rareté des terrains urbains créent aujourd’hui une véritable crise de logements. En effet, les études réalisées dans le domaine de l’habitat à Abidjan révèlent un besoin criard de logements estimé à environ 30 000 unités par an, destinés en majorité aux ménages à faibles revenus (moins de 700 000 F CFA / mois). La production actuelle de logements neufs, en vue de l’accession à la propriété, satisfait difficilement le cinquième (1/5) des besoins annuels sur le marché de l’immobilier. Les conditions financières pour accéder à la propriété de logement sont difficiles à satisfaire pour la majorité des ménages, au regard de la faiblesse des revenus. Ainsi, les populations pauvres, de plus en plus nombreuses du fait des multiples crises économiques et politico-militaires depuis ces dix dernières années, se retrouvent ainsi entassées dans les nombreux quartiers précaires, les lotissements anarchiques, les quartiers sous-équipés qui se développement dans les espaces centraux et banlieues d’Abidjan. Face à cette situation et pour améliorer l’accès à la propriété d’un plus grand nombre de ménage à revenus modestes, une reforme générale du secteur de l’habitat a été engagée, en vue de favoriser les investissements privés importants dans l’immobilier. Aussi, pour lutter efficacement contre la prolifération des quartiers précaires, qui abritent plus de 60% de la population abidjanaise, l’Etat de Côte d’Ivoire a-t-il défini une politique de l’habitat dont l’un des objectifs majeurs est de promouvoir les initiatives privées visant à la construction de logements sociaux au profit des populations les plus vulnérables. Pour ce faire, le gouvernement ivoirien a mis en place un certain nombre de mécanismes privilégiés de facilité ou d’exonération fiscale au profit du secteur privé pour une plus grande motivation des opérateurs privés pour satisfaire une demande de plus en plus galopante en logements. Les résultats les plus perceptibles des actions de ces opérateurs fonciers s’observent à travers le développement incontrôlé et anarchique de nouvelles poches d’urbanisation de la ville et la prolifération de quartiers aux aménagements approximatifs, ne disposant d’aucun programme de viabilisation, localisés généralement dans les zones périphériques d’Abidjan.
C’est dans ce contexte marqué par une forte demande en terrains urbains équipés et en logements d’une part et d’autre part, par une nécessité de prévenir la création de quartiers sous-intégrés et contribuer fortement à l’amélioration de l’image urbaine de la ville d’Abidjan que s’inscrit le projet de création du pôle urbain au Nord-Ouest du district d’Abidjan.

Que pensez-vous des acteurs actuels de la scène politique en Côte d’Ivoire et en Afrique ?
J’ai envie d’ignorer et de banaliser ces acteurs politiques. D’ailleurs, je soutiens Adama Dahico, dont la place est occupée par les politiciens et qui, l’âme en peine, veut occuper la leur.

Vous vous apprêtez à mettre en librairie un livre sur l’emploi en Afrique francophone. Est-ce pour révéler au grand public une autre facette de votre personnage ou pour apporter votre pierre en tant que manager émérite à l’amélioration de la situation de chômage qui sévit en Afrique francophone, en général et plus particulièrement, en Côte d’Ivoire ?
J’ai écrit ce livre préfacé par un des chefs d’Etat de la sous-région pour attirer l’attention des décideurs sur le paradoxe renversant de la situation du chômage en Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire. Je ne suis pas d’accord lorsqu’on parle de chômage des jeunes diplômés. Nous sommes dans un pays sous-développé où tout est à faire pour aller au développement. Donc, si l’on doit travailler pour aller au développement, c’est qu’il y a le travail puisque nous sommes encore sous-développés. Ma solution consiste à correspondre les formations aux opportunités d’emploi existant dans le travail à faire. Mon livre vient attirer l’attention de tous sur cette réalité. En vérité, il y a beaucoup d’emploi que des demandeurs d’emploi.

Comment voyez-vous la situation du logement à Abidjan dans la prospective de l’année 2025, si rien n’est fait ?
Vous posez ici une question qui heurte surement la sensibilité de tous ceux qui partagent la vision prospective et sont, par essence, optimistes en l’avenir. L’histoire ne fonctionne pas en ligne droite et la médiocrité, le désordre ne peuvent s’installer ad eternam. Le pôle urbain n’est qu’un signe annonciateur de changement de cap dans la vision des Ivoiriens de leur pays. Avant 2025, de vastes et profondes mutations se feront dans tous les domaines et singulièrement dans l’urbanisme. Tous ces séminaires dans les secteurs de l’économie, du droit, de la formation etc. sont les signes évidents et avant-coureurs qu’Abidjan 2025 sera meilleur à Abidjan, 2010.La recherche de la qualité de la vie imposée par la vision prospective d’agir sur le chômage maintenant. « Bâtir demain, aujourd’hui » notre slogan se justifie ici ; en ce que nous diagnostiquons les causes du chômage aujourd’hui pour proposer des solutions prospectives pour maintenant et pour demain.

Touré Ahmed Bouah, PCA de Sophia, initiateur de projets colossaux, ami de plusieurs chefs d’Etats de la sous-région, mécènes et parrains de nombreuses cérémonies, cet activisme tous azimuts cache-t-il des enjeux politiques ? Doit-on nous attendre à vous voir briguer un poste électif dans un avenir proche ?
Pris dans son sens étymologie Grec Politikè, c’est la bonne gestion des biens matériels et immatériels de la cité. Si le pôle urbain en ses caractéristiques présentées répond aux désiderata de la question de la qualité de la vie du citoyen ; alors je fais déjà de la politique ; mais de la politique sociale. Cada cosa a sutiempo, disent les Espagnols. Laissez-nous le temps pour achever et relever le défi du pôle urbain. Ce sont les populations qui jugeront en dernier ressort.

Vous avez obtenu le prix du meilleur manager africain, décerné par une prestigieuse institution à Paris. Vous avez été fait ambassadeur pour les objectifs du millénaire et pour couronner le tout, vous avez été élu l’homme de l’année 2009 par l’Union des Journalistes de Côte d’Ivoire… Que represente pour vous toutes ces distinctions ?
L’existence d’un homme ne prend tout son sens que si elle est mise au service du bien de la communauté. Le faisant, l’on doit ne pas en tirer gloire. Si cependant quelques initiatives tiennent à vous féliciter, il est bien de se plier à leur volonté. Les prix pour nous représentent le signe que nous avançons dans le bon sens et ce, malgré les défis en tous genres à relever. La jeunesse en général et la jeune génération de manager ivoiriens a du mérite. En ces temps de crise, je vois au quotidien leur combat pour inventer les voies et moyens de survie. Nous leur disons et à nous-mêmes cette citation célèbres : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Nous, managers ivoiriens, avons notre mot à dire dans la sous-région, en Afrique et dans le monde.

L’on sait que la police nationale et vous n’avez pas la même vision du management du projet du Chef de l’Etat aux FDS. Quels sont vos regards sur votre ennemi juré, le commissaire Krouma Mamadou à la fin de ce projet ?
Je pense très sincèrement que le commissaire Krouma Mamadou est bon. En reconstituant l’ambiance qui gravitait autour du projet avant l’implication du Ministre de la Défense, avec le bicéphalisme, les enjeux colossaux et les intérêts contradictoires des acteurs visibles, connus ou inconnus, je peux affirmer aujourd’hui que le commissaire Krouma mamadou a eu 1000 fois raison de faire ce qu’il a fait ; c’est lui qui a eu raison.

Reconnaissez-vous donc les mérites du commissaire Krouma ?
En analysant à froid la façon dont les choses se déroulaient, je pense que le commissaire Krouma a été un visionnaire. Mais en réalité, c’est moi que le commissaire Krouma a aidé et par ricochet les souscripteurs. D’ailleurs c’est maintenant que l’argent mis sous séquestre à la BOA et la BFA, va effectivement servir au projet. Je vous informe que l’opération est à sa fin ; les FDS peuvent venir chercher leurs terrains dès maintenant sans cérémonie à partir du 5 juin. Dès maintenant jusqu’à novembre 2010, nous allons procéder à la remise des lots par programmation de concert avec le cabinet du ministre de la Défense. Donc, j’invite les policiers à aller remercier le commissaire Krouma qui ne leur veut que du bien. Mais aussi, remercier le ministre Désiré Tagro, qui de loin a veillé à la bonne fin d’exécution du projet. le DG de la police, le contrôleur général Brédou M’bia, dont l’intégrité est reconnue de tous, est un acteur de la réussite du projet.

Et le ministre de la Défense dans tout cela ?
Pour le ministre de la Défense, ce grand serviteur de l’Etat, je n’aurai jamais de mots justes pour le remercier pour l’appui qu’il m’apporte dans ce projet. Nulle part ailleurs, je n’aurais eu un tel soutien. Il est mon Dieu sur terre. Celui qui l’approche un peu, c’est le général Mangou Philippe, à qui je dois beaucoup. Puis a un degré moindre, deux autres personnalités civiles, puis viennent , les responsables de la police, notamment le commissaire Krouma Mamadou. Ce sont donc ceux à qui je dois.

Avec le partenariat de L’Intelligent d’Abidjan / Par Huberson Digbeu

Wed, 26 May 2010 02:22:00 +0200

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