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    QUESTION À CHOIX MULTIPLES – Comment DSK espère s’en sortir

    ByLa Dépêche d'Abidjan

    Nov 20, 2021

    Photo : DR
    "La bataille ne fait que commencer, (…) Son cas est extrêmement défendable". Suite à l’annonce de l’incarcération de Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol, ses avocats de renom tentent de rassurer.

    Lundi, lors de la première étape judiciaire de l’affaire DSK, le parquet a exigé l’incarcération du directeur du FMI jusqu’au 20 mai. Benjamin Brafman, et William Taylor ont donc jusqu’à vendredi, jour de l’audience, pour préparer la défense de Dominique Strauss-Kahn.

    Comment vont-ils organiser la défense ?

    Depuis l’inculpation officielle de Dominique Strauss-Kahn, les deux avocats ont accès à ce qu’on appelle la "découverte", c’est à dire le dossier complet de l’accusation. Ce document leur permet de mettre en place la défense.

    "Ce qu’ils vont faire, ce que je ferais si j’étais à leur place, c’est engager un enquêteur privé, qui va chercher à tout savoir sur la plaignante. Qui elle est, quelles pourraient être ses motivations, son profil, son passé", commente, au Figaro, Evan Barr avocat new-yorkais spécialisé dans les affaires criminelles, qui connaît bien William Taylor et Benjamin Brafman.

    Les principaux arguments de la défense

    Deux options s’offrent aux avocats de Dominique Strauss-Kahn : soit il nie en bloque en assurant que la plaignante a tout inventé, soit il argumente qu’il s’agissait d’une relation consentie.

    Cette dernière ligne de défense semble la plus probable. D’autant plus que selon les premiers éléments d’un rapport de police, les enquêteurs auraient bien constaté des griffures sur le corps de l’accusé et des traces d’ADN de la victime sur ses vêtements, rapporte Les Échos. Les enquêteurs ont également détecté des traces de sang et de sperme sur les draps de la chambre d’hôtel, révèle Fox News.

    "Il pourrait plaider qu’elle a mal interprété son comportement, qu’il a fait un numéro de charme et qu’elle l’a mal compris", explique Evan Barr au Figaro.

    Pas sûr que cette défense soit suffisante pour faire plier le droit américain. "En droit américain, une relation qui commence de manière consentie, mais qu’une femme veut arrêter à mi-chemin, est un viol", rappelle avocat new-yorkais.

    – Dominique Strauss-Kahn n’a jamais pris la fuite

    La défense compte prouver que DSK n’avait rien à se reprocher en partant de l’hôtel. Ses avocats vont tenter d’insister sur le fait qu’il était tout à fait serein et qu’il a quitté l’hôtel en bonne et due forme.

    Le groupe hôtelier Accor, propriétaire des Sofitel, a indiqué lundi que Dominique Strauss-Kahn avait bien signalé, samedi, son départ à la réception de l’hôtel new-yorkais.

    Un "check-out" normal a été réalisé lorsque le directeur du FMI a quitté les lieux, confirme le groupe hôtelier Accor, selon Ouest-France.

    Pour couper-court aux accusations de fuite de DSK, la défense justifie que la seule raison pour laquelle le patron du FMI serait sorti de l’hôtel très pressé est qu’il avait un rendez-vous pour déjeuner avec sa fille.

    L’analyse des vidéos de surveillance devrait permettre de faire pencher la balance dans le sens de la plaignante ou de Dominique Strauss-Kahn. "Si on le voit sortir précipitamment, affolé, cela jouera contre lui. Mais si on voit la jeune femme sortir de la chambre tout à fait normalement, souriante…", dit Evan Barr au Figaro.

    – Détruire la crédibilité de la plaignante

    La défense se penche sur la personnalité et la vie de la victime présumée. Objectif : remettre en cause la crédibilité de la victime présumée pour tenter de prouver qu’elle aurait eu un intérêt matériel à avoir révélé l’affaire.

    "On ne sait jamais ce que l’on va découvrir demain", commente Frank Bress professeur à la New York Law School.

    – Plaider coupable…

    … d’une moindre offense. Le patron du FMI pourrait vouloir "plaider coupable d’une moindre offense pour sortir de cette affaire au plus vite", analyse l’avocat new-yorkais.

    Autre option : "Il pourrait plaider un geste déplacé" et dire que le reste a été inventé, ajoute cette même source.

    – La plaignante revient sur ses déclarations

    La plaignante pourrait revenir sur ses accusations ou changer complétement de version des faits. Dans ce cas, le parquet serait contraint d’abandonner les poursuites.

    lepost.fr

    Tue, 17 May 2011 17:44:00 +0200

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