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    La Liberté d'Informer

    Recherche de caches d`armes

    ByLa Dépêche d'Abidjan

    Nov 20, 2021

    Photo : DR
    Les habitants du village de Benkro, encore connu sous le nom de Kokoda dans le département d’Oumé, ne se sont pas encore remis du traumatisme qu’ils ont subi après la descente musclée d’individus armés, se reclamant des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), dans leur village. De sources crédibles, les faits se sont produits dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mai 2011. Les soldats des Frci en poste à Doukouya, une commune rurale dans le département d’Oumé, sont arrivés,
    puissamment armés, dans le village de Benkro sous le prétexte de récupérer des armes qui auraient été distribuées aux populations par l’ancien régime au pouvoir présidé par Laurent Gbagbo. Pour parvenir à leurs fins, le chef de village Abossè Gaston et l’un de ses sujets, Kouassi Aka Raphaël, planteur de son état, par ailleurs responsable des actions culturelles du village, ont été, selon nos sources, torturés
    par ces hommes en armes. Non sans avoir, au préalable, visité et dépossédé les habitants de leurs biens. Certains logements des villageois ont même été détruits par ces soldats furieux. Toujours selon nos sources, le planteur Kouassi Aka Raphaël, moins chanceux, a été soumis à un rude interrogatoire visant à reveler des présumées caches d’armes dans le village. Il a subi, ainsi que son compagnon d’un soir, le chef du village, nous dit-on, de sévères sévices corporels. Ils ont ensuite été molestés puis
    conduits manu militari à la gendarmerie d’Oumé. Le paysan qui était mal en point est décédé par la suite, le lundi 23 mai 2011. Son corps est actuellement conservé à la morgue de l’hôpital général de la ville. A Benkro, la psychose s’est emparée des populations qui ont fui le village pour se réfugier dans la brousse. Les forces impartiales de l’Onuci informées de la situation, ont dépêché des éléments sur le
    terrain. Depuis le mardi 24 mai 2011, la sécurité de la zone est ainsi assurée par des casques bleus. Le procureur militaire Ange Kessi, lui aussi informé de la situation, s’est rendu à Benkro le mercredi 25 mai dernier pour faire le constat et prendre les mesures qui s’imposent. Faut-il le rappeler, le village en question est celui de Koko Djei Parfait, président du conseil général d’Oumé, un inconditionnel militant du Fpi, ex-parti au pouvoir.

    Venance KOKORA Correspondant régional in l’Inter

    Fri, 27 May 2011 11:15:00 +0200

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