Idriss Déby, le président en exercice de l’Union africaine, a pris acte samedi de la validation de la réélection d’Ali Bongo à la présidence gabonaise. Mais derrière cette formule diplomatique peut se cacher soit un soulagement soit une gêne démocratique, que l’on soit à Rabat, Washington, Paris, à l’ONU ou à l’UA.
L’axe Rabat Libreville est historiquement fort. Le palais royal est satisfait, mais cache sa joie, voulant s’inscrire dans le concert international des réactions en demi-teintes. L’UA, elle aussi prend acte après avoir observé dans le plus grand secret le travail de la Cour constitutionnelle et après avoir remis un rapport tout aussi secret à Idriss Déby. Le patron de l’UA, compagnon de route d’El Hadj Omar Bongo, dit-on, sourirait en privé des remontrances faites au fils Ali, « élu grâce à quelques milliers de voix seulement ».
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Mon, 26 Sep 2016 03:28:00 +0200
