février 5, 2023

Simone Gbagbo et les autres prisonniers politiques Un expert de l’Onu fait des révélations sur leurs conditions de détention

Doudou Diène, expert indépendant de l’Onu, en visite en Côte d’Ivoire depuis quelque temps, a fait des révélations sur les conditions de détention de l’ex-Première dame, Mme Simone Gbagbo, et des autres cadres pro-Gbagbo, détenus par le régime Ouattara, dans le nord du pays, depuis plus d’un an. C’était hier au cours d’une conférence de presse au siège de l’Onuci, à l’hôtel Sebroko (Abidjan). « Pour ce que j’ai vu, ce que je peux dire, c’est qu’il est absolument nécessaire que leurs conditions de détention soient améliorées », a affirmé l’expert des Nations Unies. Doudou Diène a rapporté que Mme Gbagbo lui a confié qu’elle a été déplacée, récemment, de son lieu de détention, et conduite vers un autre lieu, dit-on, pour des raisons de sécurité. Le régime Ouattara a prétexté qu’il y a un mouvement suspect vers Odienné et que la vie de Simone Gbagbo serait menacée. L’expert indépendant de l’Onu a tenu à préciser que Mme Gbagbo a été ramenée à son lieu de détention. Doudou Diène est revenu sur l’attaque contre le camp de réfugiés de Nahibly, à Duékoué, en dénonçant le règne de l’impunité.
« Jusque-là personne n’a été arrêté. Il faut non seulement déterminer les faits, mais surtout établir les responsabilités », dira-t-il. Toutefois, l’expert onusien s’est réjoui de ce qu’au niveau local, les chefs traditionnels s’organisent pour tenter de trouver une solution durable à la crise qui polarise la tension entre les communautés. Doudou Diène a souligné la nécessité de respecter les principes élémentaires de justice en vue d’aider à faire avancer le processus de réconciliation nationale. « Il faut faire en sorte que les personnes qui sont détenues soient jugées dans un délai raisonnable et avec la garantie de tous leurs droits », a-t-il avancé. Le conférencier a expliqué également que la situation sécuritaire reste fragile au regard des récentes attaques. Aussi a-t-il indiqué la nécessité de gérer cette préoccupation avec délicatesse pour éviter qu’elle ne complique davantage l’équation de la réconciliation. « Le facteur sécuritaire est extrêmement important et sensible », a-t-il affirmé. L’expert onusien a révélé qu’il produira bientôt un rapport sur la situation des droits humains en Côte d’Ivoire.

César Ebrokié in Notre Voie

Mon, 15 Oct 2012 00:24:00 +0200

0

Laisser un commentaire

Nous utilisons des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience possible sur notre site Web. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies.
Accepter
Refuser
Privacy Policy