« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Arts et Culture

Côte d’Ivoire – Magloire Affoutchi (Président de l’UNP-CI) : « La mairie, les impôts, le Burida doivent cesser de fatiguer les patrons des bars, boîtes et maquis »

Quel état des lieux faites-vous après cinq mois d’activité ?

Je voudrais, avant tout propos, vous féliciter personnellement pour votre distinction pour la seconde fois comme l’un des meilleurs journalistes contributeurs de votre organe de presse qui nous soutient beaucoup dans notre lutte. Votre passion pour ce métier est en train de payer. Soyez-en félicité.

Cela dit, pour revenir à votre question, je peux vous avouer que l’année 2020 n’a pas été du tout bonne pour les acteurs de notre milieu d’activité. Après six mois d’inactivité à cause du Covid-19, cela fait cinq mois que le gouvernement a demandé la réouverture de nos espaces, mais c’est toujours difficile parce que tous les jours la police municipale nous fatigue, et les clients ne sortent pas les soirs à cause de la peur causée par le climat socio politique. Il y en a qui n’ont pas encore repris. D’autres ont carrément abandonné. Notre chiffre d’affaires a considérablement baissé.
C’est difficile. C’est pourquoi nous demandons aux Ivoiriens épris de paix de faire en sorte qu’on retrouve cette paix disparue.

On appris récemment que les acteurs de votre milieu d’activité ont reçu l’aide du gouvernement. Vous confirmez cette information ?

Oui, je confirme l’information. Et à travers votre canal, je voudrais dire merci au nom de l’UNP, à l’ensemble du gouvernement avec à sa tête monsieur le premier ministre Hamed Bakayoko, au Président de la République, mais surtout à notre ministre de tutelle M.Siandou Fofana du Tourisme, celui de l’emploi des jeunes Mamadou Touré qui ont pesé de tout leur poids pour que nos doléances soient attendues.

Pendant cinq mois, nous avons eu des rencontres et des discussions avec nos autorités. Dieu merci, depuis quelques jours, certains des acteurs ont commencé à être payés. Ça va lentement mais sûrement. À l’UNP, beaucoup de nos membres ont été payés et nous disons merci au chef de l’État et au gouvernement pour cet acte.

À l’UNP, vos nombreux chantiers ont-ils été entamés ?

Nous sommes encore dans la phase de sensibilisation mais ça va se faire. C’est pourquoi nous appelons les patrons de bars, boites, maquis, sérieux à se joindre à l’UNP pour qu’ensemble nous puissions défendre nos intérêts contre la mairie qui nous impose des taxes insupportables, les impôts, le Burida etc. Nous sommes ouverts à tous. Nous devons démontrer que notre secteur d’activité n’est pas celui de la prostitution, et rétablir la dignité de nos serveurs, nos hôtesses etc..
Nous sommes en train d’installer nos sections partout. Bientôt nous irons dans plusieurs autres villes de l’intérieur, après avoir installé celles d’Abidjan et quelques villes de l’intérieur du pays où nous sommes sollicités. C’est dans l’Union que nous serons forts. Vous savez, pendant que certains vont investir ailleurs dans d’autres pays, nous prenons les risques de mettre cent millions de Francs pour créer un bar, une boite, un maquis et employer des jeunes. Nous méritons d’être encouragés. C’est pourquoi la mairie, les impôts, le Burida doivent cesser de nous fatiguer et de nous décourager à longueur de journée.

Qu’en est-il de votre gros partenaire que vous avez rencontré ?

Il est là, mais quand une société met 7 milliards de FCFA dans la boisson, il faut qu’il y ait la paix dans l’environnement économique pour qu’il en tire des bénéfices. Mais comme vous le constatez la situation actuelle ne permet pas de faire des affaires. Donc ils ont tous peur de s’engager.

Votre mot de la fin.

Je demande à tous nos membres de rester à l’écoute pour des mots d’ordre, parce que l’UNP et le MOPEN auront bientôt une grande caravane pour promouvoir la Paix dans les communes d’Abidjan, et sensibiliser nos membres, nos employés. Mais nous demandons surtout des comportements de Paix aux Ivoiriens pour que la Côte d’Ivoire puisse retrouver sa place de pays de Paix, et que les activités puissent reprendre de plus belle.

Réalisée par José TETI, Correspondant permanent à Abidjan

Thu, 17 Dec 2020 18:17:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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