« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: En Région

Côte d’Ivoire – OURAGAHIO : Laurent Gbagbo à Mama : Un accueil délirant des militants et sympathisants du FPI.

Ils sont arrivés à Mama par convois de plusieurs véhicules. Certains à pied, d’autres à motos, pour vivre physiquement l’arrivée du Woody de Mama, après 10 ans d’absence continue, dans le village qui l’a vu naître.

Un accueil cependant marqué par l’insistance de Gbagbo de se séparer de son épouse Ehivet Simone. La place publique de Mama, qui n’a pas refusé de monde, en est la parfaite illustration.

Des militants et sympathisants, heureux de la libération du prisonnier de Scheveningen et qui admiraient le couple ont préféré rester chez eux pour marquer leur désaccord quant à la décision de Laurent Gbagbo de ne plus considérer Simone Ehivet comme son épouse légitime.

Pourtant, il n’y avait pas urgence, estiment nos sources. D’ailleurs, pour cette situation, des femmes, toutes professions confondues se sont rendues à Abidjan pour marquer leur soutien à Simone dans cette autre dure épreuve.

Pendant ce temps à Mama, village que Simone a véritablement connu dans les années 90, on célèbre la libération et l’arrivée de son compagnon de grandes luttes. Danses du terroir, chansons de tout genre et sons de tout autre instrument de musique rivalisaient d’ardeur orchestrés dans une allégresse totale. Pour certains, il faut accueillir dignement Laurent Gbagbo d’abord et voir après…

C’est à 17 h. 20 mn que le Woody de Mama a foulé le sol de son village avec les ministres Koné Katina, Léon Monet. Déjà sur la place publique, l’attendaient les ministres Kadet Bertin, Sébastien Dano Djédjé et Désiré Dallo. C’est finalement à 18 h 20 mn que l’ex-chef d’État est arrivé à la place publique parmi une foule que la sécurité a eu du mal à contenir. Un vrai cafouillage menaçant même la sécurité de Laurent Gbagbo qui est resté longtemps dans sa voiture par mesure de prudence. Chacun voulant le voir, voulant le toucher. Un comité d’organisation incapable, rudimentaire et engloutis par les populations. Une sono archaïque avec des sons imperceptibles.

C’est dans cette atmosphère que l’ex-Président Laurent Gbagbo a juste eu le temps de dire merci à ses parents. Selon lui, dix années passées hors du village c’est trop. Demain, lundi, 28 juin, il leur donnera les nouvelles de La Haye.

Jefferson GNABRO
Correspondant permanent à Gagnoa.

Mon, 28 Jun 2021 10:39:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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