
Mandat d’arrêt de de la Cour pénale internationale
Ousmane Sy Savané avait été arrêté par la Direction de la surveillance du territoire (DST) le 27 mars 2012 puis écroué à Abidjan pour «atteinte à la sûreté de l’Etat». Il était rentré en Côte d’Ivoire en janvier 2012 après quelques mois d’exil à Paris à la suite de la crise postélectorale de 2010-2011, qui avait fait environ 3.000 morts et s’était achevée par la chute de Laurent Gbagbo.
L’ONG Reporters sans frontières (RSF) avait à plusieurs reprises réclamé sa libération. «Tout laisse croire que l’emprisonnement de cet homme serait motivé par sa proximité avec Nady Bamba, l’ex-promotrice de Cyclone et seconde épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo», écrivait RSF en juillet 2012.
Sa libération survient au lendemain du transfert à Abidjan pour raisons de santé de l’ex-Première dame Simone Gbagbo, détenue depuis deux ans dans le nord du pays. Elle est poursuivie notamment pour «génocide» par la justice ivoirienne et est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui la soupçonne de crimes contre l’humanité.
Doudou Diène, expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, a salué vendredi ce transfert, espérant qu’il s’inscrit dans une «dynamique» favorisant justice et apaisement.
20minutes.fr
Avec AFP
Fri, 03 May 2013 22:35:00 +0200
