
Les organisations de défense des droits de l’homme n’ont désormais qu’à bien se tenir en Côte d’Ivoire. Elles sont désormais dans le collimateur de l’homme fort d’Abidjan. Qui a maintes fois demontré son aversion pour les critiques objectives de ces organisations de la société civile sur sa gouvernance. «J’ai mis en place une commission nationale d’enquête qui rendra son rapport d’ici à la fin de février. Les individus incriminés seront jugés sur la base de ce document et non à partir d’études rédigés par des Ong des droits de l’homme dont les équipes ont passé une semaine ou dix jours en Côte d’Ivoire», dit-il. Ouattara tente maladroitement de discréditer des organisations comme Amnesty international, Human Whrigts Watch ou la Fidh. En effet, la plupart des organisations de la société civile véritablement indépendantes ont réclamé que Ouattara, lui-même, et tous les chefs de guerre qui ont dirigé la rébellion meurtrière, ces dix dernières années en Côte d’Ivoire, soient traduits devant la cour pénale internationale (Cpi) pour répondre de leur responsabilité dans les divers massacres de populations civiles. Certaines Ong ont même cité nommément certains chefs de guerre responsables notamment des massacres de Duékoué et de Yopougon. Décidé à protéger les criminels de son bord, Ouattara ne supporte plus les pressions de ceux qui étaient hier ses amis. Maintenant qu’il est parvenu au pouvoir, M. Ouattara a subitement oublié que ce sont les mêmes études de ces mêmes Ong qui lui servaient, hier, d’arguments pour accabler le Président Laurent Gbagbo et son régime. Mais que Ouattara se rassure. Ce sont bien les études de ces Ong qui serviront de base aux poursuites qu’il sera bien obligé d’engager, un jour, contre ses propres chefs de guerre. Personne n’a confiance en sa fameuse commission d’enquête dirigée par Mme Matto Cissé. Parce qu’elle n’est ni impartiale, ni indépendante.
Guillaume T. Gbato in Notre Voie
gtgbato@yahoo.fr
Fri, 03 Feb 2012 01:22:00 +0100
