décembre 6, 2022

Alassane Dramane Ouattara – Un violateur des droits de la personne

Ouattara mène depuis 2011, une politique suicidaire pour les Ivoiriens.
Quand on a eu le courage de demander et d’obtenir la fermeture des banques de son pays, quand on a été jusqu’à arrêter la livraison de médicaments à son pays, il est indéniable qu’on se place en tête des violateurs des droits humains à l’échelle mondiale. Ouattara a fait tout cela en 2010-2011. Très actif sur le théâtre de la violation des Droits de l’homme, il a continué à marcher sur ses administrés en encourageant les FRCI à occuper les domiciles, forêts et champs d’honnêtes citoyens, à les terroriser avec leurs fusils. Il ne s’est pas arrêté là.
Comme si les ivoiriens n’avaient pas de droits acquis, comme s’ils ne souffraient déjà pas assez de la crise économique et financière qui frappe leur pays du fait de la rébellion armée qu’il a levée, il fait augmenter tout sur les marchés. Même les médicaments, qui, d’ordinaire, échappent à la flambée des prix, ont été sévèrement touchés cette fois-ci.
Du coup, le droit de manger à sa faim, de se soigner, de s’habiller et de dormir bien a foutu le camp chez les Ivoiriens. Mais Ouattara n’en a cure.
il donne continuellement le sentiment qu’il ne sait même pas que les prix sont haut.
Ce qui explique la fixation des prix du péage sur l’autoroute du nord à des taux inconsidérés.
montrant ainsi clairement qu’il ne connaît pas les habitudes des ivoiriens. À raison d’ailleurs puisqu’il n’a commencé à les pratiquer réellement qu’à partir de 1990. il avait 48 ans officiellement.
Le voilà encore qui, depuis quatre ans, a confisqué biens, meubles et avoirs de nombreux ivoiriens. il les a réduits, eux et leurs familles, à la mendicité, à la clochardise et à des citoyens passifs. Et, comme pour montrer que la méchanceté fait partie des vertus qu’il cultive, il utilise ces biens-là comme moyen de chantage pour amener les propriétaires à faire allégeance.
De sorte que, toute honte bue, quand un ou deux fonctionnaires réintègrent leurs postes de travail, quand un compte vide est dégelé, quand une petite maison est libérée par ses occupants illégaux, le gouvernement crie sur tous les toits que le chef de l’État est d’une magnanimité incommensurable ou est tout simplement un homme d’État hors-pair. Comme tous les concernés sont des militants ou proches du FPI, on fait aussitôt pression sur Affi N’Guessan et ses camarades pour qu’ils fassent aussi «un geste fort». Et quand le fpi évoque un non-sens ou plutôt un geste gouvernemental qui ressemble fort bien à un coup d’épée dans l’eau, on dit que les pro-Gbagbo refusent d’emprunter le chemin de la réconciliation. Pendant combien de temps va durer encore cette façon bien «sorcière», selon le poète, de voir l’autre? Ce n’est sans doute pas demain la veille puisque le dernier fait d’arme de Ouattara en matière de violation des libertés publiques et des droits de la personne humaine est, sans aucun doute, la décision qu’il a prise en conseil des ministres, il y a peu, de flageller les militants du fpi. Les préfets et sous-préfets qui sont ses représentants à travers le pays mettent à exécution, depuis ce temps, la décision gouvernementale de terroriser les proches du parti de Laurent Gbagbo. non seulement ils sont menacés de mort, mais ils sont contraints de se faire recenser. Faute de quoi ils verront leurs soldes suspendus et leurs progénitures renvoyées des écoles publiques qu’elles fréquentent. a l’intérieur du pays, des villages entiers sont menacés d’être rayés de la carte de la Côte d’ivoire pour avoir manqué le recensement. Certaines écoles publiques ont été déjà fermées pendant que des centres de santé sont sur la voie de subir le même sort.
Des sous-préfets vont même (ô Dieu !) jusqu’à pourchasser des opposants au recensement. Ceux qui arrivent à s’échapper se réfugient dans la brousse pendant que ceux qui sont rattrapés sont jetés en prison ou dans les coffres des véhicules de commandement des envoyés de Ouattara. Comme c’est honteux ! Et pourtant, il y avait une voie joyeuse, parce que raisonnable, d’éviter de violer ainsi gravement les droits d’honnêtes citoyens : répondre positivement à l’appel à discuter du fpi. Le but étant d’arriver à aplanir tous les problèmes liés au recensement et à la vie des ivoiriens afin d’aller ensemble au recensement, la fleur à la boutonnière. Mais le violateur des droits de la personne voit toujours et malheureusement les choses autrement.

Abdoulaye Villard Sanogo
In Notre Voie

Sat, 24 May 2014 15:09:00 +0200

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