février 4, 2023

Assassinat du Gal Robert Guéï: Les généraux Mathias Doué, Touvoly Bi et un ex-patron de la Dst bientôt convoqués

Il s’agit des généraux Mathias Doué, Touvoly Bi Zogbo, le commissaire Goua Ehoussou respectivement chef d’état-major des armées, commandant supérieur de la gendarmerie nationale, directeur de la surveillance du territoire, au moment où mourait le général Robert Gueï. Leurs témoignages, rapporte notre source qui suit ce dossier de bout en bout aideraient le Tribunal militaire d’Abidjan, à démêler l’écheveau de ce dossier resté inextricable depuis une dizaine d’année.

’est pourquoi, dans les semaines qui suivent, ils seront convoqués par le parquet militaire pour être entendu sur cette affaire. Seront également entendus les prêtres présents à la cathédrale où le général Gueï a été arrêté, ainsi que tous les chefs des services de renseignement au moment des faits. Le parquet militaire soucieux de la manifestation de la vérité y tient, et le commissaire du gouvernement, le colonel Ange Bernard Kessi Kouamé l’a fait savoir lors du point de presse qu’il a animé le 1er octobre 2012, à son cabinet du 17e étage de la tour A, cité administrative au Plateau.

D’ailleurs à cette occasion, le ministère public a révélé que le commandant de gendarmerie, Anselme Séka Yapo dit Séka Séka, ancien aide de camp de Simone Gbagbo, ex-Première dame de Côte d’Ivoire, a déclaré avoir tué le général Gueï. Dans ce dossier, le premier responsable du parquet militaire avait indiqué que quatre officiers ont été inculpés. A savoir, le commandant Seka Yapo Anselme pour enlèvement et assassinat ; le général Dogbo Blé, le Lt Colonel Katé Gnatoa et le capitaine Sakanoko Mory, ex-officier adjoint du Cecos, pour complicité d’enlèvement et d’assassinat.

Toutefois, le procureur militaire a précisé que « inculpé » ne signifiait pas que l’on est coupable. Selon lui, les aveux de Séka Séka ne sont pas « mère de vérité ». C’est pourquoi il a insisté sur le fait que « des confrontations, interrogatoires et auditions des témoins seront accomplis. Il n’est pas exclu que le parquet requiert des exhumations dans le seul but de confirmer ou infirmer les déclarations des inculpés car nous devons garder à l’esprit que la Côte d’Ivoire est un pays de droit ». Si le commissaire du gouvernement a annoncé que l’enquête est bouclée, il n’a cependant pas avancé de date pour l’ouverture du procès.

Alain BOUABRE in L’Inter

Mon, 08 Oct 2012 12:09:00 +0200

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