
Cour Pénale Internationale
«Il (Gbagbo) sera jugé bien sûr en Côte d’Ivoire pour les crimes économiques dont il a déjà été inculpé, et il sera également jugé par la Cour pénale internationale, à notre demande, pour que le procès soit transparent » a affirmé Alassane Ouattara au journal de 20 heures de la télé française TF1, hier mardi. Pour les partisans de Laurent Gbagbo et pour de nombreux hommes d’état africains de premier plan peu enchantés par le transfèrement de Laurent Gbagbo à la prison de la Haye, Ouattara ne pouvait envoyer de message assez clair. « Il fait bien son devoir » nous dit une source diplomatique à Paris. Selon ce diplomate, Ouattara ne fait que jouer le rôle que la France lui a confié. « C’est la France, qui est le vrai artisan de tout l’activisme politique, diplomatique, judiciaire et médiatique autour de l’inculpation de Laurent Gbagbo par la CPI » selon ce diplomate. Alassane Ouattara n’a jamais caché en privé sa crainte pour l’effet boomerang et le retour du bâton d’une telle inculpation de Laurent Gbagbo à La Haye. « CPI, l’arme à double tranchant » écrivait Pascal Airault de Jeune-Afrique le 16 aout dernier. Le journalise savait de quoi il parlait. Dans ce dossier CPI, comme durant la bataille d’Abidjan lorsque les forces pro-Gbagbo commençaient à repousser les FRCI pro-Ouattara, la France était au premier plan pour « achever » du Gbagbo. « Jugez-en vous-même. Tous les conseillers clé de votre président sont des Français. Le colonel Marc Paitier, Philippe Serey-Eiffel à l’Économie/Finances et principalement l’actuel Ambassadeur de France en poste à Abidjan, Jean-Marc Simon. Ce sont bien les officiels Français qui tirent les ficelles pour l’inculpation de Laurent Gbagbo par la CPI pour crimes de sang. Ouattara n’est qu’une marionnette, un président sans charisme téléguidé » conclut notre ami diplomate.
Wed, 14 Sep 2011 16:55:00 +0200
