Dans la poussière de ce maquis abidjanais, quelques sachets de plastiques traînent sur les tables. Les restes de berlingots d’alcool. Ici, Fatou et Céleste, les gérantes, en ont encore quelques uns à vendre : « C’est du whisky et du gin, ça coûte 100 francs CFA. Ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter les bouteilles, ils prennent cela. »
Sous le toit de tôle pour se protéger du soleil et des averses, autour d’une table et un verre à la main, quelques clients discutent. Moussa est un amateur de ces petits sachets d’alcool mais ce n’est pas le cas de tous ses amis : « Parfois quand on a froid, ça réchauffe un peu. Mais ce n’est pas du bon alcool parce que ce n’est pas fabriqué dans de bonnes conditions. Ca détruit la santé… »
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Mon, 21 Nov 2016 19:23:00 +0100
