
Camarades étudiants (es), c’est donc par devoir de mémoire pour rappeler à tous ce qui nous est arrivé, mais aussi à partir de cela savoir les tâches qui nous incombent aujourd’hui afin de nous garantir un avenir commun meilleur et certain, que la COFEX (Coordination des Fescistes en Exil) voudrait, à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire des tragiques évènements qui se sont produits dans notre chère patrie, s’adresser à vous à travers cette déclaration.
En effet, cela fait un an déjà que l’impérialisme occidental accompagné par celui de l’Amérique avec leurs suppos africains décidèrent, depuis des bureaux de Washington et Paris avec pour quartiers généraux opérationnels Sébroko (base de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire) et l’hôtel du Golf (Q.G de campagne du candidat malheureux aux élections présidentiel Alassane Ouattara) à Abidjan, de tuer la jeune démocratie de notre pays en perpétrant le coup d’Etat le plus médiatisé et meurtrier de l’histoire de notre Afrique.
Les faits :
Vainqueur des élections présidentielles de 2000 contre la junte militaire de feu le Général Guéi Robert, le Président Laurent Gbagbo, digne fils de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire, soucieux de la cohésion nationale déjà entamée par près de 40 ans de règne sans partage du PDCI-RDA, décide de poser toutes les actions nécessaires susceptibles de recréer la confiance entre les fils de notre pays afin d’aboutir à une réconciliation nationale, gage du développement auquel aspire tout un peuple. Et pour se faire, il forme un gouvernement d’union national, organise le forum de la réconciliation national, fait revenir au pays, tous les leaders politiques contraints à l’exil par l’ancien régime de monsieur Henri Konan Bédié, dont Alassane Ouattara.
C’est donc au travail, pour faire renaître une Côte d’Ivoire éprise de paix et de bonheur qu’en voyage en Italie en 2002, une tentative de coup d’Etat éclate derrière lui. Tentative maté bravement par les FDS et qui se transforma en rébellion armée qui va s’installer dans les zones CNO (Centre, Nord et Ouest) de la Côte d’Ivoire pendant près de dix ans avec son corollaire de massacres, viols, vols pillages….
Toujours fidèle à sa vision politique en ce qu’il a lui-même appelé : « Asseyons-nous et discutons », le Président Laurent Gbagbo tentera tous les compromis, même les plus inacceptables allant de Marcoussis jusqu’à Ouagadougou. De ces compromis, la rébellion obtient satisfaction de sa revendication principale, c’est-à-dire l’éligibilité contre les dispositions constitutionnelles de son parrain Allassane Ouattara. Ainsi donc, les élections présentées comme celles de sortie de crise, organisée en 2010 et qui ont donné comme résultat la victoire du Président Laurent Gbagbo malgré la coalition de tous les vampires de la République contre lui. Malheureusement pour le vaillant peuple ivoirien qui venait ainsi d’exprimer clairement ses ambitions pour son pays en plaçant à sa tête un de ses dignes fils, les puissances impérialistes comptaient, coûte que coûte même en massacrant tout ce peuple, installer leur pion car les richesses de la Côte d’Ivoire étaient plus qu’indispensables pour la consolidation de leur hégémonie sur le monde. Et ce qui arriva, arriva.
Tueries, génocide ethnique dans l’ouest, viols, destructions de biens publics et privés, pillages, arrestations arbitraires de leaders politiques, incarcérations illégales et la liste n’est pas exhaustive. Mais comme pour franchir le rubicond, le transfèrement du Président élu et en exercice de la Côte d’ivoire à la CPI, une organisation aux ordres dont la Côte d’Ivoire ne reconnaît même pas la compétence car n’ayant pas ratifié le protocole.
Publicité
Aujourd’hui encore, aucun jour ne passe sans que la bande armée montée pour anéantir la Côte d’Ivoire et son peuple digne ne tue, ne viole, ne pille. Mais chose grave, en ce qui concerne nous les élèves et étudiants, l’éducation n’est plus une priorité en Côte d’Ivoire. Il suffit de voir avec quel « intérêt » Mr Ouattara traite les dossiers la concernant :
• Nominations de Ministres incompétents et analphabètes
• Décision de fermeture des universités lors d’une de ses nombreuses visites à l’étranger
• Arrestation des responsables syndicaux (FESCI), exemple du SG de la section de Willi et son adjoint
• Désorganisation de l’administration universitaire à travers des nominations contraires aux règlements de l’université…
Camarades, après avoir accepté de travailler dans les conditions difficiles et souvent même inhumaines car conscients des difficultés que rencontraient les autorités d’alors, par patriotisme, à cause de la partition du pays en deux, redéfinissant automatiquement les engagements de l’Etat au plan budgétaire, nous constatons que nos bourreaux sont de retour, mais cette fois-ci décident de briser totalement tous nos rêves en fermant complètement les universités et dégradant considérablement notre formation dans les lycées et collèges.
Camarades étudiants (es), la COFEX voudrait à l’occasion de cette commémoration vous rappeler que ni la réouverture des universités, ni le paiement des bourses des doctorants (étudiants), ni la réouverture des résidences universitaires, ni l’amélioration de nos conditions de travail ne s’obtiendront sans combat, car Mr Ouattara et sa clique actuelle sont trop préoccupés à vouloir s’imposer à nos peuples qui ne les reconnaît pas et donc ne feront rien pour permettre un regroupement de plusieurs intelligences fut-il pour garantir la relève de notre nation.
Camarades, comme l’ont fait nos devanciers dans les années 90 face à un régime qui avait décidé qu’il y avait autre priorité que l’éducation, se sont levés pour arracher leurs droits. Nous aussi, avons aujourd’hui le devoir historique de nous lever et de rétablir l’ordre bafoué. Car regardez bien, c’est le retour de la classe politique de cette même année et l’histoire nous enseigne qu’avec ceux-là, il faut tout arracher.
La COFEX voudrait, à l’occasion de la commémoration de ce premier anniversaire, demander à l’ensemble des élèves et étudiants l’observation d’une minute de silence ce 11 avril 2012 quelque soit le lieu où ils se trouvent afin de prier Dieu le père pour le repos de l’âme de tous nos camarades tombés sous les balles assassines de l’impérialisme, de demander pardon à Dieu le père pour tous nos péchés, et surtout de le prier pour qu’il nous assiste et nous donne le courage de nous battre pour l’acquisition de notre droit fondamental, le droit à l’éducation, gage de notre réussite.
Aussi la COFEX voudrait-elle inviter tous les élèves et étudiants à s’inscrire dans tous les combats, manifestations à venir qui seront organisés par tous les mouvements tant politiques que syndicaux qui auront les mêmes objectifs que les nôtre : la réouverture immédiate et sans conditions des universités de Côte d’Ivoire.
Rappelez-vous toujours ceci : « la liberté a un prix que nos oppresseurs ne sont pas toujours prêts à payer pour nous en priver ».
Dieu bénisse la Côte d’Ivoire
Vive la démocratie pour que vive une école ivoirienne, garante d’un avenir sûr.
Le Président
Kouamé Charles
dit
LUMUMBA
Tue, 10 Apr 2012 00:36:00 +0200
