CPI/ 3 mois après l’audience de confirmation des charges: Le Procureur Fatou Bensouda prévient : « Nous n’avons pas encore fini avec la Côte d’Ivoire »

Et même durant les dix (10) jours qu’a duré cette audience, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, c’est d’elle qu’il s’agit, n’avait eu que deux ou trois apparitions, laissant le soin à ses collaborateurs de conduire les débats face à la Défense de Gbagbo.

Cette absence de la Cour d’audience a donné lieu à toutes sortes de commentaires, avec une forte tendance à laisser croire que la juriste gambienne avait abandonné le dossier ivoirien. Que non ! Fatou Bensouda est toujours à la barre. Dans un élément diffusé par une radio néerlandaise (RNW Afrique Radio Pays-Bas Internationale ) que nous avons pu écouter hier jeudi 23 mai, le Procureur de la CPI dit n’avoir pas encore fini avec la Côte d’Ivoire. « Nous n’avons pas encore fini les investigations, nous n’avons pas encore arrêté les investigations en Côte d’Ivoire. Nous allons continuer nos recherches, et il y aura d’autres affaires judiciaires », a-t-elle prévenu, indiquant que sa solution à la crise ivoirienne, c’est la justice. « Je crois que c’est la seule façon d’arrêter la politique de vengeance en Côte d’Ivoire, et cette spirale de la violence qui a cours dans le pays. Je crois qu’on peut l’arrêter en situant les responsabilités dans les crimes qui ont été commis, et dans les deux camps. Comme je le dis toujours, en toute indépendance et en toute impartialité », a-t-elle insisté.

Faut-il le rappeler, c’est le 3 octobre 2011, que la Chambre préliminaire III de la CPI a autorisé le Procureur de cette Cour à ouvrir une enquête sur la situation en Côte d’Ivoire pour connaître des crimes qui auraient été commis depuis le 28 novembre 2010, date du second tour de l’élection présidentielle opposant Laurent Gbagbo, le président sortant, à Alassane Ouattara, candidat de l’opposition.

Durant l’enquête, la Cour a décidé le 22 février 2012, d’autoriser le Procureur à élargir ses recherches en incluant les crimes relevant de la compétence de la Cour, et qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002, date de l’éclatement de la rébellion en Côte d’Ivoire, et le 28 novembre 2010. Ce qui élargit du coup l’éventail de personnalités ivoiriennes susceptibles d’être poursuivies par la CPI. L’ancien Procureur, Luis Moreno Ocampo, qui a commencé et bouclé l’enquête sur la crise post-électorale, avait indiqué que trois (3) à six (6) personnalités ivoiriennes issues des deux camps au conflit, pourraient être concernées par les poursuites.

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Fri, 24 May 2013 11:56:00 +0200

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