« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Des manifestants dispersés hier au siège de la FIF : La rue se dresse contre Jacques Anouma mais…

Ce n’est pas une blague. Il y a eu un attroupement, hier, lundi 28 juin 2010, devant le siège de la FIF, sis à Treichville, dès 8 heures. Des jeunes issus du MODAF, un mouvement qui milite pour le départ de Jacques Anouma de la fédération, brandissant des pancartes avec des messages tout à fait hostile, ont fait un sit-in. Certes, ils ont été vite dispersés par la police mais ils ont atteint leur objectif premier, celui de se faire entendre et voir. Mieux, de montrer leur mécontent. Est-ce vraiment leur affaire si les Eléphants, se sont fait éliminer dès la phase de poule de la coupe du monde 2010 ? « Nous sommes des Ivoiriens et c’est normal que nous dénoncions ce qui ne marche pas », a expliqué leur guide, Lalié Olivier, hier, au cours d’une conférence de presse. A en croire Lalié, ce sont 400 ivoiriens qui se sont retrouvés devant la FIF pour se plaindre de la gestion de Jacques Anouma depuis 2002. « La CRS 2 a arrêté cinq de nos camarades, ce qui n’est pas normal parce qu’on n’avait pas l’intention de casser quoi que ce soit à la FIF », a-t-il indiqué. Mais pour celui qui connaît les textes de la FIF, n’importe qui ne peut pas se lever un bon matin pour exiger des comptes à Jacques Anouma si ce ne sont pas les présidents de clubs qui l’ont élu. Et cela, les manifestants le savent bien. « Nous demandons aux présidents de clubs de prendre leurs responsabilités en exigeant une assemblée générale extraordinaire à Jacques Anouma qui n’aime pas faire de bilan financier depuis qu’il est aux affaires », a enfoncé le conférencier, Lalié, hier dans un hôtel à Yopougon. Mais qui se cache derrière le MODAF?

Les faits qui trahissent les présidents de clubs

Lalié Olivier n’est ni un président de club ni membre d’un comité directeur de club de football ou de handball. C’est un jeune patriote qui, comme certains ivoiriens ne manquent pas une occasion pour monter au créneau quand une situation ne cloche pas. Le fait-il à des fins personnelles ? Là n’est pas la préoccupation. Cependant, ce qu’il convient de noter, c’est le soutien manifeste de nombre de responsables de clubs à son action d’hier. Au cours de la conférence, Lalié Olivier comme un envoyé spécial, recevait des coups de fils de certains présidents de clubs qui, il faut le dire, se réjouissaient de la tournure des événements après l’élimination des Eléphants. En tout cas, Lalié Olivier n’est pas un personnage banal comme tentent de le faire croire certains. « Nous irons jusqu’au bout pour que Jacques Anouma tombe », affirme sans ambages le désormais « opposant » du patron du foot ivoirien. Pensez-vous qu’un simple féru supporter des Eléphants peut-il s’exprimer ainsi sans aucun soutien de ceux qui décident au niveau de la FIF ? Les présidents de clubs sont tombés dans leurs propres pièges parce qu’ils savent pertinemment que la rue ne pourra jamais réussir à faire partir Jacques Anouma. La décision leur appartient et Jacques Anouma le sait aussi. « Je ne démissionnerai pas et je resterai à la barre tant que les présidents de clubs me font confiance », a clarifié Jacques Anouma, le dimanche 27 juin 2010. De deux choses l’une. Soit les présidents de clubs ne font plus confiance à Jacques Anouma et ils le disent clairement en exigeant une assemblée générale extraordinaire pour le déposer comme ce fut le cas de Dieng Ousseynou en 2002. Soit ils le laissent finir son mandat tranquillement jusqu’en mars 2011. A vrai dire, la danse de sorciers qui s’offre aux sportifs n’est vraiment pas responsable pour les manipulateurs. Parce que Jacques Anouma n’est pas intouchable. Le pousser à la démission en montant quelques jeunes gens, ne saurait aboutir. Parce qu’il a déjà vécu pire situation que l’élimination à la coupe du monde 2010. Il n’ ya que les présidents de clubs qui peuvent sévir. Le reste n’est que pure distraction quand bien même l’Ambassadeur-président n’est pas blanc comme neige

Avec le partenariat de L’Intelligent d’Abidjan / Par Annoncia S

Tue, 29 Jun 2010 03:01:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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