décembre 8, 2022

Dialogue direct – Le régime Ouattara reconnaît enfin le poids du FPI

Libération de 150 prisonniers politiques, retour des exilés sans poursuites judiciaires et
dégel des avoirs de 50 personnes. Ce sont ces engagements
que le gouvernement a pris hier face au fpi. C’était à Abidjan-Attoban, au cabinet de l’ex-premier ministre et actuel ministre d’État, Jeannot Ahoussou-Kouadio, lors de la reprise du dialogue politique entre le FPI et le gouvernement. Par ailleurs, conscient
de l’échec du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), le gouvernement a supplié le FPI de lever son mot d’ordre du boycott de cette opération.
Ce qui montre bien que le gouvernement reconnaît enfin le poids du FPI sur le terrain politique. Pour l’ex-premier ministre Affi N’Guessan, président du FPI, la décision du boycott du recensement a été prise par le Comité central de son parti. Seule, a-t-il dit, cette instance peut se prononcer pour donner la conduite à
tenir face à la demande du gouvernement. « Il n’y a pas de délai d’application de ces engagements. Le dégel des avoirs qui a eu lieu est immédiatement applicable.
Toutes les autres questions sont en traitement. Sur les prisonniers politiques, le FPI nous a remis une liste de 719 personnes. Mais 228 personnes ne sont pas dans le fichier de la justice ivoirienne. Après discussion et analyse, il s’est avéré que 150 personnes pouvaient
être mises en liberté», a déclaré Jeannot Ahoussou Kouadio au terme de la
rencontre qui a duré de 10h à 13h. se prononçant sur les autres préoccupations liées aux élections, à la sécurité, aux médias d’État et au financement des partis politiques, l’émissaire du régime Ouattara a fait savoir que toutes ces questions doivent être traitées avec l’ensemble des partis politiques pour dégager un minimum de consensus.
Le président du FPI a reconnu que le gouvernement a fait des annonces qui montrent
sa volonté d’aller de l’avant dans les négociations avec l’opposition. Il a relevé
que sur les 740 prisonniers politiques dont la libération est exigée par le fpi, le gouvernement veut que la situation des militaires détenus soit dissociée de celle des
militants du FPI ou des pro- Gbagbo.
Concernant le retour au pays des exilés politiques, Affi N’Guessan a souligné que le gouvernement s’est montré réceptif en annonçant des garanties de sécurité
pour leur retour

Benjamin Koré
In Notre Voie

Ne pas abandonner les militaires

Le régime ouattara demande au fpi de dissocier la situation des pro-Gbagbo qui croupissent en prison de celle des militaires (ex-fds). et pourtant c’est pour
les mêmes raisons qu’ils sont détenus. C’est parce que ces militaires sont restés loyaux à la république incarnée par le président Laurent Gbagbo qu’ils sont jetés en prison. C’est le cas du général Dogbo Blé Bruno, Le Contre-amiral Vagba faussignaux, l’ancien footballeur et militaire Ali Gbizié Pierre, Séka Yapo Anselme dit Séka Séka, Jean Noël Abehi et plus de 200 militaires, gendarmes, et policiers. Ce serait donc injuste de libérer les civils pro-Gbagbo et abandonner les militaires pro-Gbagbo. En outre, la libération de Simone Ehivet Gbagbo doit demeurer au centre des préoccupations.

B.K. in Notre Voie

Sat, 24 May 2014 14:46:00 +0200

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