décembre 4, 2022

En tournée dans le Zanzan : Miaka Ouretto (Pdt par intérim du Fpi) : « On va aller aux élections de 2015 et nous allons gagner » – Verdict de la Cpi : « Gbagbo doit bénéficier d’un non-lieu »

Le président par intérim du Fpi conduit une forte délégation de son parti, dans le district du Zanzan.
Le président par intérim du Fpi a assuré à son auditoire que le parti de gauche serait présent à l’élection présidentielle de 2015 et qu’il remporterait le scrutin. Il a estimé que le pays se portait suffisamment « mal » pour que le Fpi ne puisse pas s’engager à changer la donne. « Nous devons nous lever comme un seul homme pour dire non à ce pouvoir, pour dire : arrêtez ça, si vous êtes incapables, dégagez. Permettez à ceux qui peuvent faire quelque chose de venir là. C’est pour cela, nous avons dit que les élections de 2015, nous, on va y aller. On va y aller et nous allons gagner. Tous ces efforts qui sont faits pour modifier la démographie électorale, tous les étrangers à qui on donne les cartes d’identité pour voter, c’est nous ils vont voter parce qu’ils ont vu que la politique de Ouattara, il y a rien dedans. Ils vont voter pour nous. On oppose les gens pour des questions de terres (…) L’insécurité, elle, est galopante. Elle est rampante à toutes nos portes », a évoqué Miaka Ouretto. Il a exhorté ses « camarades » à ne céder à aucune « violence ».

L’ancien président du Conseil général de Soubré a justifié l’absence du Fpi aux législatives ainsi qu’aux dernières élections locales par le refus du pouvoir, selon lui, de libérer les prisonniers, réformer la Commission électorale indépendante, favoriser le retour des exilés et octroyer le financement des partis.

Sur le cas « Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale », Miaka Ouretto a eu le discours particulièrement optimiste, évoquant un prochain non lieu, après l’audience de confirmation des charges tenue, fin février 2013, à La Haye.

« Qu’est-ce qu’ils se proposent de faire aujourd’hui par rapport au 28 de ce mois ? Parce que pour eux, Gbagbo doit bénéficier d’un non-lieu. Tout ce qu’on lui a reproché c’est zéro. C’est du vent (…) Si l’homme ne sait pas, Dieu sait. Et comme Dieu, c’est un dieu de justice et d’équité, nous avons foi, Laurent Gbagbo va sortir », a assené Miaka Ouretto.

« Il faut discuter avec mon avocat », dixit l’ancien président

Il a rapporté aux militants les propos que Laurent Gbagbo lui a tenu, lors d’une de leurs récentes rencontres, dans son lieu de détention : « Il dit : continuez, en tout, discutez avec mon avocat pour qu’il vous donne quelques pistes parce que nous sommes arrivés aujourd’hui à un niveau où le dossier est devenu politique. Si ce n’était que juridique, j’allais dire haut les mains. Mais comme c’est devenu politique, il faut discuter avec mon avocat ».

Miaka d’évoquer, par la suite, sa rencontre avec l’avocat principal de Laurent Gbagbo, Emmanuel Altit : « lorsque j’ai discuté avec lui à Paris à Pullman dans le 14e, il m’a dit : je vous félicite en tant que parti parce que vous avez adopté une attitude qui m’a beaucoup aidé. On a présenté Laurent Gbagbo ici comme le pestiféré, comme le violent, comme le tueur. Si vous qui êtes son parti parce que habités par les sentiments de vengeance et de récrimination, vous vous laissez aller au jeu du pouvoir, mon travail aurai été difficile parce que c’est toute la planète que nous avons contre nous. Mais vous avez gardé votre calme, votre sérénité là où on vous provoque vous opposez la maturité, vous opposez l’indulgence, vous opposez la fraternité. Ça m’a beaucoup aidé de sorte qu’aujourd’hui, Gbagbo qu’on présentait comme celui qui est un homme violent, les choses sont inversées ».

Le président par intérim du Fpi n’a pas seulement abordé le cas « Laurent Gbagbo ». Il est, aussi, intervenu sur la situation de son épouse, Simone Ehivet, en résidence surveillée à Odienné et qui a fait un bref séjour, dans une clinique internationale à Abidjan. « Elle va bien. Nous conseillons à nos militants de rester calmes parce que le bout du tunnel n’est plus loin. Il ne faut pas céder à la provocation qui consiste à l’anesthésier pour la transférer à Odienné. C’est une femme qui est forte. Simone a franchi les épreuves les plus fortes. Et il n’y a pas longtemps, elle nous a fait passer le message pour dire : restez sereins, je me porte bien. C’est la lutte qui continue, nous allons gagner. Quand tu vas gagner là, c’est comme ça celui qui est faible fait la provocation. Nous, on ne va pas céder à ça », a martelé Miaka Ouretto.

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Sun, 19 May 2013 19:07:00 +0200

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