novembre 27, 2022

Exclusif / Présidentielle ivoirienne : Le sondage que tout le monde refuse de publier

Photo : DR
Des rédactions ivoiriennes ont reçu copie des résultats. Toutefois elles n’ont encore rien publié à cause de la dernière décision du CNP qui avait fixé une amende d’un million de FCFA aux organes ayant diffusé l’avant-dernière vague. Alors qu’un recours gracieux a été formulé par le Groupement des éditeurs de presse (GEPCI), pour annulation de l’amende, deux publications ont préféré ne pas transiger avec le Conseil national de la presse, choisissant de payer rubis sur ongle l’amende d’un million de FCFA réclamée. Ces deux rédactions qui détiennent, comme les autres, une copie des résultats de la vague 6 du sondage seraient donc prêtes à les publier en doublant voire en multipliant le tirage, de sorte à faire une bonne affaire pour contrer le coût d’une nouvelle amende d’Eugène Kacou et de ses hommes. Les autres rédactions qui attendent le sort qui sera réservé au recours gracieux adressé au CNP, restent prudentes et réservées. Mais toutes attendent de façon impatiente l’avis motivé du ministre de la Communication sur le sujet. Ibrahim Sy Savané saisi récemment par le Président du GEPCI, avait promis donner un avis sur la question, en se référant aussi bien à la loi, qu’à son esprit d’une part, et d’autre part en tenant compte du contexte électoral particulier dans le pays. C’est dans l’attente de cet avis déterminant pour tous, que sont tombés les résultats de la sixième vague que personne n’ose pour l’heure diffuser. Même le confidentiel publié par le confrère Jeune Afrique, sur le sujet n’a été repris par aucun organe. Les confrères proches du RHDP qui ont envie de commenter et critiquer le sondage se gardent d’en parler. Idem pour la presse dite bleu ou indépendante. Chacun maintien donc dans son tiroir ou son placard les résultats. Jeune Afrique et la Lettre du continent qui n’ont pas les mêmes contraintes légales (?) rappllées par le CNP aux publications ivoiriennes s’en donnent donc à cœur joie. Si le grand public est pour l’heure privé des résultats du sondage, il faut noter que des relais de diffusion se mettent en place au niveau des partis politiques. Ainsi des photocopies sont réalisées à grande échelle pour transmission et diffusion des résultats. Ça circule sous le manteau. En attendant l’avis du ministre de la Communication pour mettre tout le monde d’accord, Eugène Dié Kacou et le CNP qui estimaient souvent que leurs décisions n’étaient pas respectées, doivent être satisfaits de savoir que les rédactions ivoiriennes, peuvent résister à la tentation de tout publier. Parce que le gendarme veille au grain. L’interdiction de la diffusion dans la presse, n’empêche cependant pas le citoyen et le public d’avoir accès à ces sondages, qui sont réalisés au vu et au su de tout le monde

Avec le partenariat de l’Intelligent d’Abidjan / Par Charles Kouassi

Fri, 02 Jul 2010 01:48:00 +0200

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