novembre 29, 2022

France-Cameroun: Pourquoi Hollande ne reçoit pas Biya?

Le président du Gabon Ali Bongo Ondimba reste, pour le moment, le seul Chef d’Etat d’Afrique centrale à avoir été reçu par le président Français, François Hollande depuis l’installation de ce dernier à L’Elysée en mai dernier. Selon l’hebdomadaire satirique le «Canard Enchaîné», les présidents de la zone Cemac (Cameroun, Gabon, Guinée-Equatoriale, Congo, RCA et Tchad, NDLR) «sont tous des modèles antidémocratiques qui se maintiennent au pouvoir par des élections contestables». Et le journal français de présenter «l’embarras de François Hollande de dérouler si vite le tapis rouge a des dictateurs tropicaux sans scrupules».
Selon une dépêche de l’agence de presse Reuters citant des sources diplomatiques à Paris, la récente tournée du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, dans les pays du corridor sahélo-sahélien, avait prévu au départ une «escale dans deux pays importants de l’Afrique centrale pour rassurer la communauté française locale». Mais ajoute Reuters, cette escale a été annulée au dernier moment «sur Insistance de l’Elysée». Et les analystes de voir en ces «deux pays importants», le Cameroun et le Gabon. On se souvient des inquiétudes exprimées en son temps à l’Ambassadeur Bruno Gain par les milieux économiques français, face au risque de turbulences sociopolitiques induites par «l’Opération Epervier», couplées à un chômage galopant qui jette chaque Jour dans les fosses du désespoir, de nombreux jeunes sans emploi. On rappelle volontiers qu’avant son installation à l’Elysée, des sources internes au Parti Socialiste (PS) avaient annoncé que des conseillers de l’actuel Chef de l’Etat français, dont Daniel Cadoux et Mehdi Ouraoui, avaient reçu des émissaires africains au rang desquels ceux du Président de la République du Cameroun. Depuis, plus rien, en dépit d’un forcing diplomatique de Yaoundé et de son Ambassadeur Paris, Eugène Mbella.
François Hollande qui prêche la transparence électorale et la démocratie sur le continent et plus particulièrement dans ce qui fut jadis considéré comme le «pré-carré» de la France en Afrique francophone, ne veut sans doute pas donner l’impression d’aller à contre-courant de son discours en donnant l’accolade à des présidents mal élus ou contestés.

telediaspora

Thu, 16 Aug 2012 15:28:00 +0200

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