janvier 28, 2023

France: Ouattara a souffert à “Linas Marcoussis”!

La langue de bois diplomatique à la peau dure. Elle résiste à toutes les époques et à tous les siècles. Hier mercredi 26 juillet 2012, celui que l’on appelle affectueusement Mossi Dramane était à l’Elysée, le paradis terrestre de tout bon ADOrateur. Et pour la circonstance, la langue de bois diplomatique d’une France éhontée avec une tête de coupable, a fait ravage.
Mais, comme le dirait l’autre, «il n’y a pas plus rapporteur que les diplomates». C’est sûrement eux qui ont inventé l’expression, «les murs ont des oreilles».
Donc de ce pas, déjà, ils ont commencé à faire fuiter les grands axes du supplice de Dramane Ouattara lorsqu’il est monté au paradis, un paradis qui semble avoir perdu tout le plaisir qu’il offrait au même individu, il y a de cela quelque petits mois. A l’époque, je me souviens encore comme si c’était hier, l’Elysée était pour lui un super marché où il entrait et sortait à la seule condition que les portes fussent ouvertes.
Mais les temps changent et la vie des gens devient difficile aussi. Et parfois, elle devient si difficile et si proche de circonstances et d’événements récents et douloureux que parfois, ils ont l’impression d’être dans des lieux auxquels se rattache le mieux, leur douleur.
Donc hier, Ouattara était à Linas Marcoussis, seul, face à son destin et face à son nouveau maître gaulois. Et il l’aurait appris à ses dépens; le nouveau maître tient à soigner son image et celle de la France qui a porté notre regretté Mossi Dramane à la tête de la Côte d’Ivoire. Et je choisis mes mots.
Rabroué sans ménagement pour le projet personnel de génocide qu’il conduit dans l’Ouest ivoirien avec ses frères burkinabè, l’homme s’est défendu sans convaincre parce que sa notoriété de quelqu’un qui a horreur de dire la vérité, l’a devancée à Paris grâce au travail inlassable que chacun de nous abat à son humble niveau.
Il serait sommé de libérer les prisonniers d’opinion. Il aurait été enjoint de créer un environnement rassurant et sécurisé pour le retour des exilés politiques. Il devra annuler ses nouvelles cartes d’identité ivoirienne qu’on appelle “mandat d’arrêt international”. Il a reçu l’ordre de mettre en place un gouvernement à la Linas Marcoussis.
Tiens, tiens; nous y sommes. Linas Marcoussis. Vous en souvenez-vous? C’est dans cette localité de France que le programme de déconstruction de la Côte d’Ivoire a pris une forme institutionnelle. Le Président GBAGBO y était reçu en étant traité sur le même pied que les sanguinaires du MPCI et leurs commanditaires du RDR et consorts. Jacques Chirac et sa clique de fonctionnaires méprisants et fascistes y avaient tordu le bras au Président GBAGBO pour lui imposer un gouvernement hétéroclite devant accepter l’entrée de criminels de sang et de voyous politiques.
Mais l’eau a coulé sous les ponts. Laurent GBAGBO a été neutralisé militairement par la France après l’avoir humilié pendant 8 années consécutives. Elle l’a même fait déporter et il s’est éloigné d’Abidjan. Cependant, rien n’a changé en mieux pour eux. Tout a empiré; tout s’est mélangé et ils se sont entremêlés les pieds dans leurs propres fils qu’ils avaient utilisés pour lier les mains et les pieds de Laurent GBAGBO.
Du coup, à partir de l’Elysée, ils reconstituent l’environnement de Linas Marcoussis. Avec beaucoup de pudeur et de la discrétion. Mais nous avons l’intime conviction, qu’ils ne maitriseront pas assez longtemps encore, pour pouvoir le cacher plus longtemps, ce besoin crucial de repartir à zéro en Côte d’Ivoire.
Comme le fil et l’aiguille, là où ils sont passés pour créer le problème ivoirien, ils seront obligés de passer pour le résoudre. Quand bien même je doute fort bien qu’ils aient le temps nécessaire pour le faire.
Et donc, à chacun son tour à Linas Marcoussis. Vous serez tentés de conclure ainsi. Mais je vous suggère plutôt de conclure autrement. Car on s’en fout de savoir ce que François Hollande aurait imposé ou non à Dramane. Ce qui importe, c’est qu’il dégage de gré ou de force. Et je préfère la dernière option qui s’impose à nous et qui sera bel et bien accomplie. Il dégagera par la force du peuple et comme il tient personnellement aux armes pour exprimer ses besoins, il dégagera par la force des armes.
Maintenant, que ceux qui n’y croient plus ou ont intérêt à ce que le peuple ivoirien n’y croit plus, aillent vendre leurs âmes au diable ou prennent l’initiative d’actions improvisées et maladroites comme celles qui ont provoqué la capture du Colonel Katé, du Commandant Séka Yapo Anselme et toutes leurs suites.
Seul l’avenir est le témoin parfait et le juge éclairé de nos choix et de nos engagements.
A Très bientôt.

Hassane Magued

Sat, 28 Jul 2012 14:44:00 +0200

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