décembre 4, 2022

Grève dans le primaire et le secondaire publics: Les exigences de la société civile et des partis politiques

Depuis le 8 avril, les élèves sont livrés à eux-mêmes/Ph d’archives

Ainsi, le mercredi 10 avril 2013, l’Organisation des parents d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire (Opeeci) d’Aka Kadio, a exigé que soient reversés les salaires des enseignants qui ont subi une ponction, fin mars 2013, pour la grève observée en février dernier afin d’apaiser le climat social et permettre aux formateurs de reprendre le chemin de l’école.

La Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), dans une déclaration produite par son vice-président, Kouamé Adjoumani Pierre, le 16 avril 2013, a recommandé au ministre de l’Education nationale et de l’Enseignant technique, Kandia Camara, de relancer le dialogue social avec tous les acteurs du système éducatif ivoirien pour qu’une solution durable soit trouvée aux problèmes des enseignants.

Au ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, Gnamien Konan, il a été demandé de rétablir le salaire des enseignants pour apaiser le climat social, gage d’une reprise des cours et condition d’une année scolaire régulière.

Pour terminer, la Lidho a appelé les enseignants et responsables syndicaux à tenir compte, à l’occasion de leurs revendications, des efforts consentis par le Gouvernement dans un environnement post-crise caractérisé par des difficultés économiques. Ce même jour, le Front populaire ivoirien (Fpi), par la voix de son secrétaire général par intérim et porte-parole, Kodjo Richard, a recommandé l’application, sans délai, du décret n° 2009-208 du 29 juin 2009 « portant fixation des échelles de traitement des fonctionnaires enseignants » signé par l’ex-président Laurent Gbagbo.

Aussi, a-t-il exigé le rétablissement des salaires ponctionnés afin de créer un climat de confiance entre le Gouvernement et les syndicats.

Le vendredi 19 avril 2013, Dr Prao Yao Séraphin, délégué national de Liberté et démocratie pour la République (Lider) a demandé, sans délai, au Gouvernement, de rétablir le salaire des enseignants pour apaiser le climat social et sauver l’école en Côte d’Ivoire. Ce parti politique a rappelé qu’en l’espace de sept mois, le secteur de l’éducation est à sa sixième grève avant d’ appeler le Gouvernement à mettre fin à sa diplomatie belliqueuse pour trouver une issue heureuse à ce bras de fer qui n’a que trop duré.

Notons que les grévistes exigent le paiement des 25% restants des effets financiers de la bonification indiciaire et du reclassement, cette année, au lieu de 2014, promis par le Gouvernement. Aussi, exigent-ils le reversement immédiat des ponctions faites en pleine négociation sur les salaires des enseignants en mars 2013.

Dominique FADEGNON
In Soir Info

Sat, 20 Apr 2013 08:13:00 +0200

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