Investiture du candidat de LMP / Laurent Gbagbo aux Ivoiriens :‘’N’écoutez pas ceux qui veulent faire croire qu’ils ont des relations’’

C’est à 13 h 20 mn que le président-candidat accompagné de son épouse Simone Ehivet Gbagbo a franchi le seuil du Palais des Congrès de l’hôtel Ivoire qui a refusé du monde. Au rythme de la musique Zouglou, le candidat de « la côte d’Ivoire pour la Côte d’Ivoire » a pris un bain de foule non sans consacrer quelques instants à ses amis et invités de marque venus de la sous-région et de l’Europe. C’est le directeur national de campagne Issa Malick Coulibaly qui annonce les couleurs. Il présente Laurent Gbagbo comme un homme de foi, de courage, de paix, de développement, de démocratie, voire un résistant. Il sera suivi des chefs traditionnels, du collectif des victimes de la Licorne, de Simplice Zinsou et du président du Congrès national pour la résistance et la démocratie, Bernard Dadié qui a remis le flambeau de la lutte et de l’émancipation de la Côte d’Ivoire à Laurent Gbagbo. Comme son père Gabriel Dadié le fit pour Houphouët-Boigny en 1944. Moment émouvant pour tous ceux qui ont effectué le déplacement de l’Ivoire. Prenant la parole, Laurent Gbagbo a expliqué le sens du choix de l’hôtel Ivoire. ‘’C’est un lieu où des Ivoiriens, jeunes, vieux et femmes sont venus pour que jamais la Côte d’Ivoire ne s’écrouler. C’est un lieu où l’armée française elle-même apeurée par cette marrée humaine qui était devant elle pour protéger le domicile du Président de la République, a ouvert le feu. Il y a eu plus de soixante morts et deux mille cinq cent blessés. Il y a quelques uns qui étaient ici tout à l’heure. Je rends hommage à leur héroïsme, à leur courage pour le sang qu’ils ont versé. Et ils me font penser à l’emprisonnement, à l’arrestation et à la mort de nos grands frères, de nos pères à Dimbokro, à Bouaflé, à Treichville pour que nous puissions avoir aujourd’hui l’indépendance’’, a dit d’entrée le candidat de La Majorité Présidentielle. Pour rester dans le ton, « l’homme de la situation » qui n’a jamais voulu occuper des fonctions par effraction en Côte d’Ivoire a, une fois encore, dénoncé la tentative de coup de force du 19 septembre 2002. Il a fait comprendre aux Ivoiriens que le pouvoir ne s’acquiert pas par la brutalité. Laurent Gbagbo a qualifié la crise de ‘’conflit inutile et inintelligent’’. Parce que ‘’ceux qui ont voulu écourter mon mandat en deux ans, l’ont multiplié par cinq’’. Avant de féliciter les Ivoiriens qui ont pu maintenir la côte d’Ivoire debout. ‘’C’est parce que nous avons réussi à maintenir l’Etat debout que nous avons pu dire, ‘’nous vous tendons la main, venez négocier avec nous’’. C’est ça la vérité. On ne discute pas quand on est par terre. On négocie quand on est au moins assis ou debout. Faites en sorte que l’Etat de Côte d’Ivoire soit toujours debout. Sans Etat il n’y a pas de paix, il n’y a pas de négociation’’, a soutenu Laurent Gbagbo. Avant de faire ces précisions sur l’Accord Politique de Ouagadougou : « L’Accord Politique de Ougadougou, n’est pas seulement un Accord entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, c’est aussi un Accord entre l’Etat de Côte d’Ivoire et celui du Burkina-Faso, c’est aussi un Accord entre l’Etat de Côte d’Ivoire et l’ensemble de la CEDEAO, c’est aussi un accord entre l’Etat de Côte d’Ivoire et les autres Etats du monde pour assurer la paix ». Pour lui, ‘’l’élection du 31 Octobre 2010 est singulière en ce sens qu’elle met fin à dix ans de crise parce qu’elle oppose deux types de candidats’’. ‘’Le nombre de candidats n’est pas important. Il y a deux types de candidats. Il y a d’un côté un candidat pour la Côte d’Ivoire et de l’autre côté des candidats qui écoutent toujours l’extérieur. Nous voulons travailler pour la Côte d’Ivoire et c’est cette clé qui motive depuis toujours notre entrée en politique et notre démarche politique pour la Côte d’Ivoire, pour l’Afrique. Telle est notre démarche. On peut nous reprocher tout, mais jamais on ne nous reprochera de tourner le dos à la Côte d’Ivoire, jamais on ne nous reprochera de tourner dos à l’Afrique. Regardez un peu parmi les candidats. Pourquoi candidat en Côte d’Ivoire, je dois aller acheter des maisons à Paris ? C’est pour faire quoi ? Est-ce que j’ai fini de construire la Côte d’Ivoire ? Je n’ai jamais vu un Chef d’Etat français aller acheter des maisons en Italie, aux Etats-Unis, au Canada, à Moscou… Or ici, c’est dès que dès que…’’, a dénoncé Laurent Gbagbo. Avant de lancer des piques au candidat des républicains qui promet des milliards aux différentes régions de la Côte d’Ivoire s’il est élu. ‘’Il y a même des candidats qui disent qu’ils sont candidats parce qu’ils ont des relations. Mais les relations c’est quoi ? Quand tu es Président de la République, tu as toutes les relations ? Quand tu es Président tu dis à ta secrétaire, appelle-moi Moscou, elle t’appelle Moscou. Appelle-moi Washington, on t’appelle Washington. Sinon s’il s’agit de moi seul en tant que fils de Koudou, je vais avoir des relations pour faire quoi ? Donc, je voudrais dire aux Ivoiriens de ne pas écouter ceux qui veulent les rouler. Ceux qui veulent faire croire qu’ils peuvent demander à leurs amis d’amener l’argent pour développer la Côte d’Ivoire, je leur dis qu’on n’amène pas l’argent pour développer un pays. Ce n’est pas vrai ! C’est la politique économique qu’on met en place dans le pays, qui développe le pays. Si vous mettez en place une bonne politique économique, vous n’avez pas besoin d’avoir des amis, les gens vont courir eux-mêmes pour venir. ..Avez-vous vu un ami milliardaire couper son milliard en deux pour vous donner la moitié ?’’, s’est-t-il interrogé. Sur sa lancée, le Président Laurent Gbagbo n’a pas manqué de saluer le courage et l’abnégation de certains Ivoiriens qui se sont mis au travail pendant cette période de crise. Il s’agit de Pierre Fakhoury, Gossio Marcel, Simplice Zinsou, Palé Dimaté et bien d’autres cadres de la Côte d’Ivoire qui ont décidé de le soutenir. La fixation du prix du kilogramme de cacao à 1100FCFA n’a pas échappé au Président-candidat qui s’en est réjoui. Laurent Gbagbo envisage aussi une réforme de la politique agraire. Le Chef de l’Etat a tranché au cours de cette investiture que l’organisation des élections en Côte d’Ivoire revient à la CEI. Pour lui, ceux qui veulent qu’on confie l’organisation des élections aux étrangers devraient avoir honte de le dire. Aux Ivoiriens, Laurent Gbagbo leur a dit ceci : « Je demande vos suffrages pour relever la Côte d’Ivoire».

Dosso Villard

Encadré

Coulisses
Kuyo Brigitte à la tête de la délégation de Paris
La représentante du Fpi en France et première responsable de la campagne du candidat de Lmp en France conduisait la délégation venue de France.

Allou était là
L’ancien directeur du protocole d’Etat Eugène Allou Wanyou actuel ambassadeur de Côte d’Ivoire au Cameroun, n’a pas manqué à l’appel. L’air débonnaire, l’embonpoint toujours de mise, le diplomate n’est pas passé inaperçu.

Le discours de Bléoué Aka l’emporte à l’applaudimètre
Le riche planteur d’Adaou, Bléoué Aka a fait au nom des populations de l’Est un discours de soutien à la candidature de Laurent Gbagbo. L’ami personnel du Président de la République qui ne s’encombre point de complexe pour exprimer ce qu’il pense, a arraché des applaudissements nourris au nombreux public resté dehors.

Les jeunes déconnectés du discours de l’auteur de «Climbié»
C’est Bernard B. Dadié qui a de façon symbolique passé le flambeau de la lutte à Laurent Gbagbo. Mais son discours qui a suivi n’a guère retenu l’attention des jeunes plus nombreux à ce rassemblement. Même quand on leur dit que c’est l’auteur de « Climbié » qui parle, rares sont ceux qui y sont sensibles.

Ces jeunes toujours aux trousses des personnalités
C’est désormais une tradition. Les grands événements rassemblent toute sorte d’invités. Mais il y a ces invités d’un autre acabit qui sont toujours aux aguets pour soutirer quelques sous aux personnalités. Et ce, au prix de quelques éloges et autres compliments improvisés.

Encadré (2)

Des DG, anciens ministres et cadres rallient La Majorité Présidentielle
Cent personnalités dont des têtes bien connues ont décidé de rejoindre le camp du candidat Laurent Gbagbo. Elles sont issues de milieux divers : politique, économique, finance, culturel. Ce sont entre autres :
Anciens ministres : Koné Dossongui, Lamine Fadiga, Séri Gnoléba, Abdoulaye Sawadogo, Siguidé Soumahoro, Ginette Yoman (ex-secrétaire d’Etat à la bonne gouvernance)
Directeurs généraux de Société : Bakayoko Aboudramane (Sdv) – Joel Dervain (Sir) – Diallo Idriss (Ocpv) – Kassoum Fadiga (Petroci) – N’Da jean Claude (Versus bank) – Koné Arouna (ex-DG Sonatt) – Koné Lama (Gecos Formation) – Dogoni Souleymane (Bhci) – Akobé Armand (ex-Dga Bni)
Société civile : Tchétché N’guessan (administrateur à la Bad) – Henri Bourgouin (DG de l’OFP)– Roland Dagher – Pr. Waotta – Angibel Ahoussou (styliste) – Me Roger Ouégnin (Pdt Asec Mimosas) –Pierre Fakhoury (architecte) – Nanan N’Douffou Kouakou II (Chef canton N’zikpli de Toumodi) –Alain Niava (styliste) – Dr Nicolas Agbohou (économiste) – Aka Véronique (délégué PDCI) Bra Kanon (ancien ministre)
Politiques : N’Da Eugène ( ancien porte-parole Udpci) – Jacquet Florent ( Ancien maire de man) – Palé Dimaté (député Pdci) – Sita Dosso (Député) – Gouédan Roger Mobio ( ancien maire Attécoubé) – Pierre Kipré ( maire de soubré).

Photo : DR
Simplice Zinsou (PCA Aeria) à Laurent Gbagbo :‘’Remettez la Côte d’Ivoire là où Houphouët l’a laissée’’

Simplice De Messé Zinsou, ancien président de l’Africa Sport National et actuel PCA de l’aéroport international d’Abidjan (Aeria), a fait une entrée remarquée à La Majorité Présidentielle. De sa voix singulière et imposante, il a livré, au nom de tous ceux qui veulent faire désormais chemin avec le Président Laurent Gbagbo, le message qui éclaire l’opinion sur les raisons de son revirement. Ci-dessous l’intégralité des propos du grand ‘’Manitou’’:

‘’Monsieur le Président, ma présence ici peut surprendre mais elle ne doit pas surprendre. Nous avons vous et moi une relation vieille de plus de trente ans. Pendant mes responsabilités à la tête de l’Africa sports, vous étiez l’une des personnes qui me menait la vie dure parce que vous êtes un gagneur et vous ne supportiez pas les défaites de l’Africa Sports. Et vous les imputiez chaque fois au pauvre président que j’étais. Donc monsieur le Président, je suis très à l’aise cet après-midi. Pour moi, il ne s’agit pas de faire un effort intellectuel très compliqué pour vous parler avec mon cœur. Vous êtes là cet après-midi parce que vous avez rendez-vous avec l’histoire. Et vous savez, je ne l’apprends pas à l’historien que vous êtes, qu’une élection présidentielle est un rendez-vous entre un homme et son peuple. Ce rendez-vous, vous l’avez pris et nous sommes avec vous pour vous accompagner. Monsieur le Président, si vous le permettez, je vais trahir quelques secrets et présenter une facette de votre personnage qu’on ne connait pas assez. Monsieur le Président, vous êtes un homme de combat. Je revois toujours cette scène où depuis Rome, on vous proposait de venir vous reposer à Paris en attendant que la situation se décante ici et après vous seriez venu à Abidjan. Vous avez eu la réaction d’un homme, d’un combattant. Vous avez refusé. Vous avez pris tous les risques pour rentrer à Abidjan alors que tout était mélangé comme on le dit chez nous. Vous êtes venu et vous êtes monté au créneau alors qu’il y avait une solution qui était agréable. Vous auriez pu prendre l’avion pour descendre à Roissy. Mais je crois M. le Président, si vous aviez fait ce voyage, vous y seriez encore en train de contempler les monuments de Paris et beaucoup de choses se seraient passées ici sans vous. Vous êtes venu M. le Président et vous avez redonné confiance à ce peuple meurtri, ensanglanté, à cette Côte d’Ivoire en perdition, à cette Côte d’Ivoire où les aventuriers avaient commencé à recouvrir une partie de notre pays d’un manteau de sang. Vous avez arrêté cela. Et nous, aujourd’hui à Abidjan, si on peut vivre, c’est grâce à vous. Alors votre combat a été un grand combat. J’ai eu l’occasion d’avoir plusieurs entretiens avec vous et ce qui m’a toujours marqué chez vous, c’est votre générosité et votre gentillesse. A moi-même, quand je vous appelle pour dire monsieur le Président de la République, je dois partir en mission hors de Côte d’Ivoire, vous avez cette phrase qui me rappelle le Président Houphouët Boigny. Vous me dites à moi : ‘’Simplice, qu’est ce que je peux faire pour toi avant ton voyage ?’’. Je dis monsieur le Président, rien ! Vous avez déjà beaucoup à faire pour d’autres personnes. Cela est le signe d’un bon cœur, d’un bon caractère. Monsieur le Président, nous vivons des expériences extraordinaires dans la vie. Vous êtes trop bon. Je suis à un carrefour dans le cadre de mes activités et je vois beaucoup de choses. Il ne se passe pas une semaine, un mois sans que des personnes soient évacuées en Europe, aux Etats Unis, des hommes inconnus. Vous les envoyer se faire soigner. Tout récemment c’était le cas d’une dame inconnue ayant un seul enfant. Vous vous êtes démené pour lui trouver une hospitalisation en France. Et cette maman partait donner son rein à son seul fils. Vous avez organisé tout cela mais il y avait un dernier problème. Le docteur Bidi avait tout organisé mais il manquait le visa. Il m’a appelé en catastrophe. Nous avons toute de suite réagi et le consulat de France avec beaucoup de gentillesse dans la même journée a délivré tous les papiers pour que cet enfant et sa famille partent en France parce qu’il y avait un délai pour réaliser cette opération. Et cet enfant est aujourd’hui sauvé. Monsieur le Président, de tels gestes vous honorent et me rappellent celui qui fut pour moi, un père, le Président Félix Houphouët Boigny. A la place du cœur, vous n’avez pas mis un ordinateur. Vous avez un cœur qui parle. Vous êtes un homme bon. Et toutes les bontés que vous donnez, vous les cacher sous vos pieds. Et toutes les bontés que vous recevez des autres, vous les mettez dans votre cœur. C’est ça qui fait que vous êtes un grand homme. Et c’est ça qui fait que vous durerez en politique. Les gens qui ne partagent pas et qui n’ont pas de cœur ne durent pas. C’est ce qui explique la longévité exceptionnelle d’un homme d’exception qui est Félix Houphouët-Boigny. Monsieur le Président lors de nos différents entretiens, vous m’avez marqué une fois. Vous m’avez dit : « Simplice, je ne comprends pas. Tous ces hommes qui sont là et qui ont travaillé avec le Président Houphouët, je suis obligé de les aider, de les envoyer se faire soigner et de faire ça et ça. Mais en retour dans leur camp ils me paient en monnaie de singe ». Je vous ai dit monsieur le Président, continuez à faire cela et cela vous portera bonheur. Et monsieur le Président vous êtes un homme bon. Et c’est cette générosité, cet amour du prochain, qui fait que le combat que vous avez livré pour sauver la République de Côte d’Ivoire, interpelle les gens comme vous. On dira demain, monsieur Zinsou est parti soutenir le Président Gbagbo pour des besoins alimentaires. Enfin ! Quand même ! Même si les temps sont difficiles ! Quand même ! Quand même ! Je suis venu vers vous, permets-moi de dire mon cher Laurent, je suis venu vers toi parce que tu rassembles un certain nombre de qualités qui étaient celles du Président Houphouët Boigny. C’est cela qui fait que je suis convaincu que le combat que vous allez livrer sera un grand combat. Monsieur le Président, n’ayez pas peur, vous êtes un sportif. N’ayez pas peur, vous avez une grande responsabilité devant l’Histoire. Monsieur le Président, le chèque que nous vous donnons aujourd’hui, n’est pas un chèque en blanc. Nous allons vous surveiller, nous allons vous demander de remettre cette Côte d’Ivoire affaiblie, ensanglantée et meurtrie, à la place où le Président Félix Houphouët Boigny l’a laissée. Voilà monsieur le Président ce que des milliers d’Ivoiriens auraient tenu comme discours s’ils étaient à la même place que moi. Voilà votre responsabilité devant l’histoire. Vous êtes capable d’assurer cette responsabilité. Au plus fort de la guerre, vous vous êtes battu. Vous avez redonné vie à notre pays coupé en deux. Vous avez donné vie à beaucoup d’institutions, fait revivre Yamoussoukro qui était abandonné. Vous avez fait beaucoup de choses. Beaucoup de gens en Côte d’Ivoire ici par ingratitude ont voulu effacer le nom du Président Houphouët Boigny de la mémoire collective des Ivoiriens mais ça ne leur a pas porté chance. Alors monsieur le Président et cher frère, allez vers votre destin, allez vers ce combat qui est un combat d’homme. Nous avons souffert avec vous. Les ivoiriens dans leur grande majorité se sont sentis humiliés, quand on voit que certains hommes politiques africains venaient en Côte d’Ivoire régler nos problèmes alors que c’est ici en Côte d’Ivoire, sous Houphouët Boigny, que tous les problèmes se réglaient. Ils ont transformé notre pays en champ d’expérimentation. Monsieur le Président, nous avons souffert et vous avez souffert, vous connaissant et connaissant votre ambition pour la Côte d’Ivoire. Mais vous avez dépassé tout cela parce que vous étiez en train de courir derrière la paix pour que nous puissions retrouver la sérénité dans notre pays. Vous avez mis de côté votre orgueil. Je vous connais. Tous les hommes intelligents sont orgueilleux mais vous avez le bon orgueil, pas l’orgueil déplacé. Monsieur le Président, vous avez accepté toutes ces frustrations et nous nous trouvons maintenant à un tournant de notre histoire. Monsieur le Président, allez vers votre destin. Allez dans la montagne du désespoir, tailler la roche de l’espoir. Allez ramener cet espoir à la Côte d’Ivoire, un espoir pour une Côte d’Ivoire pacifiée totalement, où il fait bon vivre comme par le passé. Un espoir pour une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même. Pour une Côte d’Ivoire où l’on pourra circuler librement. Vous avez un calendrier très chargé. Parce que je sais monsieur le Président, vous n’allez pas vous engager dans des discours pour nous promettre des choses impossibles. Je connais votre sens du réalisme. Vous n’allez pas venir nous dire parce que nous sommes en campagne électorale que vous allez amener le siège de la Banque Mondiale à Abidjan. Vous n’allez pas venir nous dire que vous allez ramener le siège du Fmi à Abidjan. Vous n’allez pas nous dire que vous allez construire sous la lagune un Eurostar comme en Europe pour relier tous les quartiers d’Abidjan. Vous n’allez pas nous dire cela parce que vous êtes pragmatique et réaliste. On attend de vous, dans cette campagne, le langage de la sérénité, le langage de la raison. Voilà ce que je tenais à vous dire ce matin. Monsieur le Président, que le Tout-puissant, dans sa grande miséricorde vous guide, vous éclaire, vous donne le courage pour remettre la Côte d’Ivoire à la place où le Président Houphouët-Boigny l’a laissée. C’est-à-dire, la Côte d’Ivoire, phare de l’Afrique de l’Ouest. Une Côte d’Ivoire référence sur le continent africain’’.

Recueillis par S. Débailly

Avec le partenariat de l’Intelligent d’Abidjan

Mon, 11 Oct 2010 14:52:00 +0200

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