février 4, 2023

La malédiction du Grand Nord en marche

Le régime de rattrapage ethnique du nord ivoirien mène une politique qui ressemble à la malédiction du bananier. En effet, le bananier, à l’instar de toutes les autres plantes, fleurit et puis porte ses fruits à la maturation. Malheureusement pour lui, se reproduire signifie mourir. Ainsi, nos compatriotes ont cherché le pouvoir, mais c’est la mort qu’ils ont appelé à eux-mêmes., et pour cause Les ressortissants du Grand Nord ont pris conscience de la situation de retard économique du septentrion ivoirien, ils ont fait un bon constat, mais un mauvais diagnostic. Naïvement, nos compatriotes ont cru que c’est parce qu’ils n’avaient pas le pouvoir d’Etat que leur région a été marginalisée. Alors pour corriger cela, ils ont eu recours à toutes sortes d’artifices factices allant de la violence physique à la politique de rattrapage ethnique, en tant que méthode de gouvernement. Hélas, il n’y a rien à faire, parce qu’un « Djoula reste un Djoula » En effet, la pauvreté du Nord provient de deux causes. L’une endogène et l’autre non moins importante, est exogène. Qu’est-ce à dire ? Les enfants ont chanté que « gbè vaut mieux que drap » Il faut être courageux pour accepter la vérité !

La raison endogène

Etre djoula, c’est d’abord une mentalité. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer un Sudiste et un Nordiste qui se trouvent côte à côte. C’est édifiant. Le Djoula cherchera à accumuler la richesse financière en passant par le désordre physique, intellectuel et moral. Le sudiste, fera exactement le contraire, parce que ses priorités seront comment se vêtir mieux, se loger mieux et investir économiquement autant que faire se peut. Tenir le commerce ne suffit pas, il faut savoir s’en servir. Mieux, pour comprendre la question de mentalité, il faut observer les Djoula par exemple dans l’organisation du transport urbain. C’est un désordre indescriptible depuis des lustres qu’ils ont cette activité en main A quelque chose près, Adjamé n’a rien à envier à une pétaudière. Ce constat est partout le même en province comme dans la capitale Est-il normal qu’on tienne le commerce et donc la richesse d’un pays en main et avoir sa région dans l’état où se trouve le Nord ivoirien ? Si ce n’est pas une question de mentalité, qui donc en est-il le responsable ? Est-ce une malédiction qui leur vient du Sahel ?

Malgré le contrat moral d’étique signé par les différents gouvernements d’ADO, on est toujours confronté à des problèmes récurrents de magouille. C’est dire que même connaissant les maux qui risquent de miner ces gouvernements, la mentalité est inchangeable, vu qu’ils sont à 90% Djoula.

Etre « Boussoumani » c’est utiliser plus sa tête que ses muscles, parce qu’un pouvoir sans la matière grise est condamné à n’être qu’au service d’autrui. Houphouët a fait une alliance avec le patriarche Gbon Péléforo pour lutter contre le colon. C’est une réalité. Le premier a été président pendant trente trois ans en se servant de l’ex-colon. Voici qu’un Nordiste arrive au pouvoir grâce aux bombes du même ex-colon. Que fait-il de son pouvoir ? C’est une épuration ethnique qu’il fait. Nous faisons le pari que tous les pouvoirs d’Etat militaires comme civils peuvent être concentrés entre les mains des Nordistes de notre pays, si possible pendant des siècles, le résultat sera toujours désastreux, tant que leur mentalité djoula n’aura pas évolué. Le seul problème est une question de mentalité et de self construction. Quand on a la mentalité d’un exécutant, on ne peut pas être un concepteur, c’est tout. La montagne Alassane Dramane Ouattara est entrain d’accoucher d’une souris simplement parce que cet homme a une réputation surfaite qui ne tient sur aucune réalité. Un maçon qui ne sait pas se servir d’une truelle peut-il construire une maison ? Quel est ce grand économiste qui ne sait prendre que des mesures anti économiques ? Regardons un tant soit peu dans le rétroviseur, et on verra que depuis la primature jusqu’à la présidence de la république, rien n’est venu corroborer la réputation du grand financier, à part endetter le pays…. Un bémol à cette malédiction, c’est peut-être la cause exogène.

La cause exogène

En 2002, la partition de la Côte d’Ivoire s’est faite entre le (centre, nord ouest) CNO et le Sud. Laurent Gbagbo a appelé la zone gouvernementale qui constitue le tiers du territoire national, la partie utile. C’est dire que cette partie utile peut bien se passer du Nord. En effet, le septentrion ivoirien est pauvre. C’est pourquoi, ses habitants de toujours, en procès de mendicité ethnique, se sont presque tous retrouvés dans la partie utile. Ils ont essaimé des « djoulabougou » partout, alors qu’au Nord, il n’y a ni akiédougou, ni bétédougou, ni baoulédougou etc. Quand on a reçu ces pauvres en zone forestière pour leur offrir le gîte et le couvert, au nom de quoi ces mêmes pauvres gens une fois rassasiés peuvent –ils avoir le toupet de se prétendre incontournables voire indispensables ? S’ils sont riches et travailleurs, comme ils disent aujourd’hui, pourquoi ne restent-ils pas dans leur région pour la développer ?

Les deux chartes du Nord ont crié à l’injustice du régime foncier ivoirien qui a maintenu les terres du Nord à l’Etat et celles du Sud à la coutume ; ce qui est d’ailleurs un gros mensonge, qui relève de l’ignorance. Toujours est-il que les rebelles s’en sont prévalus. S’ils sont aujourd’hui au pouvoir, ils doivent corriger cette injustice, mais ils ne doivent pas établir un désordre foncier en faisant une colonie de peuplement à l’ouest, chassant ainsi les autochtones Wè de leurs terres ancestrales.

Ce n’est pas la faute aux Sudistes si le Nord est naturellement pauvre et que rien de bon n’y pousse. Alors la meilleure stratégie pour un ressortissant du Nord au pouvoir, serait plutôt de se montrer conciliant avec les autres, au lieu de faire de l’épuration dans un pays de plus de soixante dix ethnies. Autrement dit, quand on s’est plaint d’avoir été mis à l’écart ; eu égard à la politique actuelle du RDR, n’est-ce pas le meilleur moyen de mettre tous les Djoulabougous à feu et à sang, le jour que les Nordistes perdront le pouvoir ? En d’autres termes, n’est-ce pas donner raison à ceux qui écartaient les Nordistes – à supposer que cela soit la vérité ? On aime dit-on, celui qui est aimable ! On peut être d’une région pauvre et vivre en harmonie avec les autres, car la pauvreté n’est pas un défaut. Mais quand on est pauvre et méchant, il est illusoire de parler d’un vivre ensemble chez les autres. Non seulement, ils sont pauvres chez eux au Nord, mais en plus, ils se prennent pour les premiers autochtones* de notre pays. Ils jouent aux « bébés gâtés de la république » à en croire les discours de Guillaume Soro. Il faut cesser d’être djoula car on ne peut être et djoula et boussoumani à la fois. Si vous voulez vivre chez nous, changez de mentalité, sinon vous pouvez vous torcher avec votre soi-disant réconciliation nationale Faire la guerre aux Boussoumanis, équivaut à être éveillé à vie, car tel un lion, on ne sait pas à quel moment ils vont se lever.

Louis -Freddy Aguisso

• *CF : Christoph Sandlar, le national-régionalisme de la charte du Nord

Thu, 18 Oct 2012 02:48:00 +0200

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